Après des allégations d’agression sexuelle à Monaco, Rawell Saidi refuse le silence

Le récit inquiétant d’une agression sexuelle présumée à Monaco est porteur d’un message qui mérite d’être entendu bien au-delà des circonstances d’une nuit : signalez-le, parlez-en et ne présumez pas que rester figé dans la peur signifie que vous avez fait quelque chose de mal…

Rawell Saidi, connu en France grâce à des émissions de télé-réalité dont Les Marseillais Afrique du Suda déclaré publiquement qu’elle était entourée de quatre hommes alors qu’elle attendait seule un chauffeur après une soirée à Monaco.

Comme le rapportent plusieurs sources médiatiques françaises, dont Publique et VoiciSaidi a déclaré que les hommes ont commencé à la toucher et que l’un d’entre eux lui a saisi le visage. Elle a décrit être devenue incapable de réagir malgré un instinct irrésistible de fuite.

Selon son récit, l’arrivée de son chauffeur lui a offert l’occasion de s’enfuir. Alors qu’elle tentait d’atteindre le véhicule, Saidi affirme qu’un homme a mis sa main sous sa jupe et l’a agressée sexuellement. Elle a réussi à dépasser le groupe et à monter dans la voiture.

«Je ne pouvais pas réagir, j’étais figée», a-t-elle expliqué plus tard.

Cette phrase constitue peut-être l’un des éléments les plus importants de son témoignage. Être physiquement fort, confiant ou même entraîné à se défendre ne garantit pas la façon dont le corps réagira face à un danger soudain. Saïdi, qui a de l’expérience en boxe, se décrit néanmoins comme paralysé par la peur.

De retour chez elle, Saidi a déclaré qu’elle avait d’abord ressenti un sentiment de culpabilité et qu’elle avait répété à plusieurs reprises ce qui s’était passé. Soutenue par ses proches, elle se rend le lendemain matin à la police monégasque et dépose plainte.

Comme l’ont rapporté plusieurs sources, elle a ensuite salué la façon dont les policiers monégasques ont reçu sa plainte et a déclaré que les enquêteurs examineraient le vaste réseau de vidéosurveillance de Monaco dans le but d’identifier les quatre hommes.

Monaco-Matin a également fait état de l’incident sans identifier la femme impliquée.

La décision de Saidi de s’identifier publiquement transforme une allégation individuelle en une conversation plus large. Son message est simple : un comportement de ce type ne doit pas simplement être accepté, minimisé ou oublié.

« Je suis très fière de moi », a-t-elle déclaré à propos de l’incident, ajoutant : « En 2026, je ne laisse plus rien glisser. »

Il y a ici un message important pour toute femme victime d’agression ou de harcèlement sexuel. Vous n’êtes pas obligé de crier. Vous n’êtes pas obligé de riposter. Vous n’êtes pas obligé de vous comporter d’une manière particulière car ce qui s’est passé compte.

Et le signaler, que ce soit immédiatement ou plus tard, peut donner aux enquêteurs la possibilité d’établir ce qui s’est passé et potentiellement d’éviter que quelqu’un d’autre ne vive la même chose.

Saidi a trouvé le courage de se manifester. Elle espère désormais que d’autres femmes se sentiront capables de faire de même.

Image : Rawell Saidi Instagram