L’extraordinaire bataille juridique entre le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev et le marchand d’art suisse Yves Bouvier occupe le devant de la scène dans L’oligarque et le marchand d’art, une nouvelle série de thrillers documentaires captivants examinant le monde opaque du commerce d’art d’élite et des transactions valant des milliards de dollars…
Réalisé par Andreas Dalsgaard et créé aux côtés de Christoph Jörg, la production en trois parties a été présentée en première cette année au Festival du film de Sundance avant de recevoir sa première mondiale complète au CPH:DOX à Copenhague. Tournée en anglais et en français, la série suit l’effondrement dramatique d’une relation étroite entre l’oligarque lié à Monaco et l’homme d’affaires suisse qui l’a aidé à rassembler l’une des plus importantes collections d’art privées au monde.
Le différend a éclaté après que Rybolovlev ait accusé Bouvier d’avoir secrètement gonflé les prix de dizaines d’achats d’art majeurs entre 2003 et 2014, empochant prétendument plus d’un milliard de dollars de majorations cachées. L’affaire concernait 38 chefs-d’œuvre d’artistes dont Léonard de Vinci, Mark Rothko, Gustav Klimt et Vincent van Gogh, tout en attirant également l’attention sur les ventes privées, les structures offshore et le rôle des puissantes maisons de ventes aux enchères.
Plutôt que de présenter l’histoire comme une simple bataille entre victime et méchant, les cinéastes explorent un écosystème financier secret où les chefs-d’œuvre sont de plus en plus traités comme des actifs d’investissement pour les ultra-riches. Un accent particulier est mis sur les installations de stockage du port franc de Genève, développées en partie par Bouvier, où des œuvres d’art d’une valeur estimée à plus de 100 milliards de dollars sont stockées hors de la vue du public et hors des systèmes douaniers traditionnels.
La série en trois parties est disponible sur Apple.TV et MUBI.