Un rebondissement tardif dans la saga du sauvetage de la Roca Team : Ronaldinho absent, nouveau soutien

Un nouveau plan de sauvetage de la Roca Team a vu le jour, selon Monaco-Matin, centré sur un investisseur monégasque qui a fait fortune dans l’industrie et qui serait prêt à offrir une garantie bancaire de 10 millions d’euros, ainsi que 1,2 million d’euros qui, selon lui, pourraient être déposés sur les comptes du club d’ici un jour. Cette évolution intervient alors que l’homme d’affaires Benjamin Erisoglu, qui a passé ces derniers jours à travailler pour aider à sauver le club, a confirmé qu’un plan antérieur impliquant l’icône du football brésilien Ronaldinho, via le véhicule d’investissement Clayton Sports, n’était plus viable, après que le groupe n’a pas été en mesure d’obtenir la garantie bancaire de 10 millions d’euros requise par ce plan.

La nouvelle proposition est apparue au moment même où le cas du club était examiné devant le CNOSF dans l’après-midi du mardi 25 août, séance dont Erisoglu dit que lui et son équipe ont été totalement exclus. S’adressant à Monaco-Matin peu après la conclusion des débats, il a indiqué que lui et son groupe attendaient devant un écran depuis 14 heures sans jamais être impliqués dans la discussion, et qu’ils n’avaient reçu aucune liaison vidéo de l’avocat du club, Xavier Le Cerf-Galle.

Erisoglu, l’ancien président du club de football français de Cholet, a déclaré qu’il n’avait été approché que dix jours plus tôt, le dimanche précédent, pour aider à trouver une solution pour le club, rappelant qu’on lui avait dit que son parcours en tant que jeune entrepreneur motivé parlait de lui-même et que ceux qui étaient à l’origine de cette approche voulaient qu’il assume le rôle de président du club. Dans les jours qui ont suivi, il a décrit les efforts intenses déployés pour rassembler les garanties financières demandées, notamment des appels téléphoniques quotidiens pouvant durer jusqu’à 20 heures, deux accords de non-divulgation et deux lettres d’intention distinctes signées entre le club et des investisseurs potentiels, bien que le processus n’ait jamais abouti à une conclusion définitive. Il a reconnu la difficulté de convaincre les investisseurs et les décideurs de s’engager dans un délai aussi serré, notant que le président de la LNB avait clairement fait savoir qu’il voulait, selon les mots d’Erisoglu, à la fois une ceinture et des bretelles en matière de garanties financières.

Malgré la frustration de l’audience de mardi, Erisoglu a maintenu que l’objectif sous-jacent restait la construction d’un projet durable à long terme autour de l’AS Monaco Basket. Reste à savoir ce qui se passera ensuite dans cette affaire.