La Roca Team de Monaco a franchi une nouvelle étape juridique dans la lutte en cours pour une place dans le basket-ball professionnel français, en saisissant le Comité National Olympique et Sportif français (CNOSF) après que la Chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball a confirmé sa décision antérieure refusant l’entrée du club.
Dans un communiqué, le club a confirmé avoir lancé une procédure de conciliation avec le CNOSF, visant à obtenir une révision de l’admission de Monaco au championnat Betclic ÉLITE la saison prochaine, suite à la décision de la Chambre d’appel.
Cette décision marque le dernier chapitre d’une saga qui a débuté le 3 juillet, lorsque le régulateur financier français, la DNCCG, a initialement refusé à Monaco l’entrée dans les compétitions professionnelles du pays, invoquant des garanties insuffisantes quant à la viabilité économique du club et un manque de clarté autour de son projet de rachat. Monaco a fait appel de cette décision et s’est vu accorder un délai supplémentaire pour finaliser son plan de restructuration et soumettre des documents financiers supplémentaires. Malgré des rapports suggérant un optimisme croissant autour du projet de rachat révisé dans les jours qui ont suivi, la Chambre d’appel a finalement confirmé la décision initiale, laissant Monaco exclu à la fois de la compétition Betclic ÉLITE et de la compétition de deuxième niveau Élite 2 pour la saison 2026-27.
Au cœur du projet de rachat de Monaco se trouve l’ancien All-Star de la NBA Jamal Mashburn, dont le groupe d’investissement dirigé par les Américains avait avancé un budget de fonctionnement compris entre 10 et 12,5 millions d’euros. La DNCCG avait jugé ce plan trop fragile sans un soutien financier plus fort, ce qui a incité Monaco à travailler au renforcement de ses garanties et à démontrer la capacité du groupe à financer durablement le club à l’avenir.
Les enjeux vont bien au-delà du statut administratif. Monaco, qui fonctionnait avec l’un des budgets les plus importants du basket-ball européen avant que ses difficultés financières ne s’intensifient, a déjà été transféré de l’EuroLeague à l’EuroCup après cinq participations consécutives aux séries éliminatoires de l’EuroLeague, et a vu plusieurs joueurs clés quitter le club au cours de l’intersaison.
Malgré ce revers, Monaco a réaffirmé son intention de continuer à lutter pour sa place, affirmant qu’il restait pleinement engagé à explorer toutes les voies juridiques disponibles dans le cadre du droit français du sport tout en poursuivant son processus de restructuration aux côtés de ses partenaires institutionnels. Dans l’état actuel des choses, le club reste exclu des deux divisions professionnelles du basket français pour la saison à venir, son avenir immédiat reposant désormais sur l’issue de la procédure de conciliation du CNOSF.