Pascal Dauriac, une figure clé du meurtre en 2014 de la magnat de l’immobilier monégasque Hélène Pastor, a été libéré de prison après avoir purgé près de la moitié de sa peine de 22 ans, selon son avocat et selon un reportage de Nice-Matin.
Dauriac, ancien entraîneur sportif, a quitté début avril la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses à l’issue des procédures habituelles de contrôle judiciaire, a confirmé son avocat à Nice-Matin. Sa libération intervient après environ douze ans de détention.
Il a été condamné pour son rôle d’intermédiaire dans l’une des affaires pénales les plus médiatisées liées à Monaco ces dernières décennies : le meurtre d’Hélène Pastor et de son chauffeur Mohamed Darwich le 6 mai 2014 devant l’hôpital L’Archet de Nice.
Les enquêteurs ont établi que l’attaque faisait partie d’un complot criminel plus large, dans lequel Dauriac servait de lien entre le cerveau présumé et les hommes armés. Selon les conclusions du tribunal, il a contribué à faciliter les contacts avec les individus impliqués dans l’embuscade.
L’affaire était centrée sur Wojciech Janowski, le gendre d’Hélène Pastor, reconnu coupable d’avoir commandité le meurtre pour des raisons financières et condamné à la réclusion à perpétuité. Deux hommes armés ont également été condamnés à la prison à vie. Dauriac, initialement condamné à 30 ans en première instance, a vu sa peine réduite à 22 ans en appel.
Tout au long de la procédure, Dauriac a reconnu son implication en tant qu’intermédiaire. Sa défense a toujours soutenu qu’il avait coopéré avec les enquêteurs et que son comportement en prison avait été exemplaire. Son avocat a dit Nice-Matin qu’il avait maintenu une « conduite irréprochable » en détention, participant à des activités éducatives et aidant ses codétenus en matière d’alphabétisation et de soutien linguistique.
Il a été récemment détenu à la prison de Toulouse-Seysses après de précédents transferts, notamment à Béziers.
Sa libération aurait été conditionnée à un retour confirmé à l’emploi. Selon son avocat, il aurait obtenu un emploi d’entrepôt dans une entreprise proche de Montpellier, parfaitement informée de son parcours. Ce poste a été présenté comme une condition essentielle à sa libération.
Un autre développement notable dans cette affaire est que Gildo Pastor, fils du milliardaire assassiné, a formellement renoncé à toute action en dommages-intérêts contre Dauriac. Comme le rapporte Nice-Matinil a communiqué cette décision dans une lettre à la commission des libérations conditionnelles, une décision qualifiée par la défense de inhabituellement magnanime.
Bien que Dauriac soit désormais libre, l’affaire Pastor dans son ensemble continue de constituer l’un des procès pénaux les plus complexes et les plus scrutés liés à Monaco dans l’histoire récente.