Une initiative écologique et socialement responsable donne une seconde vie à des milliers d’ordinateurs portables scolaires, tout en soutenant des jeunes dans le besoin au-delà de la Principauté…
Au total, 2 700 appareils numériques sont en cours de reconditionnement dans le cadre d’une opération conjointe menée par la Délégation interministérielle à la transition numérique et la Direction de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports.
Initialement distribués aux étudiants dans le cadre du grand programme d’éducation numérique de Monaco, les ordinateurs ont été conçus pour être utilisés sur un cycle de trois à cinq ans. Plutôt que d’opter pour un recyclage standard une fois cette période terminée, le gouvernement a choisi une solution plus durable axée sur le réemploi. En collaboration avec des partenaires locaux, les appareils sont collectés, triés, remis à neuf et entièrement effacés de leurs données avant d’être réintroduits en circulation.
Une cérémonie de remise des clés s’est déroulée dans les locaux de l’AMADE, marquant une étape clé du projet. L’association distribuera les ordinateurs portables dans le cadre d’une initiative de parrainage développée en partenariat avec la Fondation Break Poverty et les services sociaux de l’enfance des Alpes-Maritimes. Le programme soutient les jeunes placés dans les services de protection de l’enfance, en associant un mentorat éducatif à des outils pratiques tels que des ordinateurs personnels.
Rien que dans les Alpes-Maritimes, jusqu’à 350 ordinateurs portables seront attribués aux bénéficiaires, contribuant ainsi à réduire les inégalités numériques tout en renforçant le soutien éducatif. L’initiative vise également à sensibiliser à l’utilisation responsable du numérique et à l’intérêt de prolonger la durée de vie des équipements électroniques.
Suite à son succès, le programme devrait encore s’étendre au niveau national en France, garantissant que tous les appareils appropriés confiés au programme puissent être réutilisés, alliant responsabilité environnementale et impact social tangible.
Photo de Joshua Woroniecki