L’Institut de Statistique et d’Etudes Economiques de Monaco (IMSEE) travaille actuellement sur une évaluation complète de l’impact économique réel du Grand Prix de Formule 1 de Monaco 2026, dont les résultats sont attendus avant la fin de l’année.
L’étude vise à aller au-delà du spectacle de la semaine de course elle-même et à chiffrer concrètement une question qui va bien au-delà du sport automobile : dans quelle mesure l’accueil du week-end le plus glamour de la Formule 1 contribue-t-il réellement à l’économie monégasque ?
Ce ne sera pas la première fois que l’IMSEE tentera de répondre à cette question, même s’il s’agira de la première mise à jour depuis près d’une décennie. La dernière évaluation de ce type réalisée par l’institut, couvrant le Grand Prix 2017, a révélé que la course avait généré un impact économique total de 90 millions d’euros sur quatre jours, composé de 21,7 millions d’euros de dépenses directes des visiteurs et de 68,3 millions d’euros supplémentaires d’activité économique indirecte dans l’ensemble de l’économie. Cette étude a également mis en évidence un changement notable déjà en cours : un nombre croissant de visiteurs dépensiers, attirés davantage par l’atmosphère festive entourant la course que par le sport lui-même, parallèlement à un écart croissant entre ces visiteurs et les foules plus nombreuses assistant principalement à la course, qui ont tendance à dépenser comparativement moins.
Le moment choisi pour cette nouvelle évaluation est remarquable. Cela intervient alors que l’économie monégasque continue d’afficher une forte croissance, le secteur de l’hébergement et de la restauration générant à lui seul 1,14 milliard d’euros de revenus en 2025, en hausse de 6,3 % sur un an et de 81,7 % au cours de la dernière décennie, selon les propres chiffres de l’IMSEE. Dans ce contexte, quantifier la contribution spécifique du Grand Prix revêt une importance accrue, à la fois pour les décideurs politiques évaluant la valeur à long terme de l’accueil de la course et pour la communauté des affaires au sens large qui construit son calendrier autour de la semaine de course.
Alors que la propriété et la stratégie commerciale de la Formule 1 se sont considérablement transformées depuis que Liberty Media a pris le contrôle du sport en 2016, le transformant en une franchise mondiale de divertissement plutôt qu’en un championnat purement sportif, les résultats de cette année devraient offrir une image considérablement actualisée de l’importance du Grand Prix dans l’identité économique de Monaco.