Monaco a renforcé son engagement en faveur de la vaccination des enfants, en approuvant une nouvelle législation qui élargit la liste des vaccinations obligatoires tout en gardant le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) facultatif, bien que fermement encouragé et offert gratuitement.
Lors de la séance publique du Conseil national du mardi 9 décembre, le ministre des Affaires sociales et de la Santé, Christophe Robino, a souligné l’importance d’un cadre de vaccination solide, le qualifiant de « l’un des moyens les plus efficaces pour protéger la santé des enfants ». Il a fait valoir que les vaccins obligatoires doivent être à la fois complets – couvrant l’ensemble des menaces évitables – et mesurables, ce qui signifie que seuls les vaccins dont l’innocuité et l’efficacité sont prouvées devraient être obligatoires.
Le projet de loi n°1101, désormais approuvé par le Conseil, actualise les exigences vaccinales des enfants à Monaco, transformant plusieurs injections précédemment recommandées en injections obligatoires. Le vaccin contre le VPH reste cependant volontaire malgré ses résultats bien établis depuis 2006. Les autorités sanitaires ont répété qu’il restait très efficace, réduisant d’environ 90 % le risque de cancer du col de l’utérus et de lésions précancéreuses chez les femmes et prévenant les verrues anogénitales chez les deux sexes. Le VPH est également une cause importante de cancers de l’oropharynx, du larynx et de la cavité buccale, avec des milliers de nouveaux cas chaque année en France voisine.
Les pays bénéficiant d’une large couverture contre le VPH ont déjà connu une baisse marquée des cancers associés, aidés par l’immunité collective une fois que les taux de vaccination dépassent 50 %. Monaco s’efforce d’augmenter la vaccination grâce à la vaccination gratuite depuis 2024 et à des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire. Le gouvernement prévoit de continuer à encourager la participation volontaire tout en surveillant les changements législatifs à travers l’Europe.
Le projet de loi introduit également un mécanisme permettant de suspendre temporairement les vaccinations obligatoires par ordonnance souveraine pour une durée pouvant aller jusqu’à 18 mois. Au-delà, toute suspension prolongée devra être confirmée par une nouvelle législation. Cela garantit que les pauses d’urgence ou exceptionnelles ne retomberont pas automatiquement dans des règles plus anciennes sans contrôle parlementaire.
Robino a remercié les législateurs et les contributeurs à l’élaboration du projet de loi, soulignant que le renforcement de la politique de vaccination est essentiel pour maintenir la santé publique et alléger la pression à long terme sur le système de santé.