Monaco et la République de Maurice ont officiellement établi des relations diplomatiques le mardi 25 août 2026, par un communiqué conjoint signé par leurs représentants permanents respectifs auprès des Nations Unies à New York, Isabelle Picco pour Monaco et Milan JN Meetarbhan pour Maurice.
Petit État insulaire de l’océan Indien, Maurice a fait de la préservation de son environnement marin un pilier central de sa politique publique, poursuivant une stratégie ambitieuse d’économie bleue parallèlement à un plan national de développement durable plus large. L’économie bleue du pays englobe déjà des secteurs établis de longue date tels que le tourisme côtier, la pêche, la transformation des produits de la mer et les activités portuaires, ainsi qu’une poussée croissante vers des domaines plus récents, notamment l’aquaculture, la biotechnologie marine et les services maritimes, le tout soutenu par une feuille de route nationale pour l’économie des océans visant à gérer durablement le vaste territoire maritime du pays. Avec une zone économique exclusive s’étendant sur plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, riche en récifs coralliens, herbiers marins et écosystèmes d’eau profonde, Maurice s’est positionnée comme un modèle de gouvernance insulaire durable des océans dans l’océan Indien occidental, équilibrant protection écologique et croissance économique continue.
Cette approche, combinant développement économique et protection des écosystèmes océaniques, reflète étroitement une voie que la Principauté de Monaco elle-même suit depuis de nombreuses années, reflétant une philosophie partagée entre les deux nations avant même l’existence de relations diplomatiques formelles.
Après la signature, les deux représentants permanents ont discuté de plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment la protection de l’environnement, le tourisme durable et l’éducation, et sont convenus d’explorer les moyens d’approfondir la coopération entre les deux pays dans ces secteurs à l’avenir. L’établissement de relations formelles ouvre la porte à une collaboration plus étroite entre deux États qui, malgré leur distance géographique, partagent une vision commune de la conservation marine et de la gestion durable des océans en tant que piliers centraux de la politique nationale.