Monaco a officiellement pris la présidence tournante de l’Accord Pelagos, suite à la passation de pouvoir de la France lors de la 10ème Réunion des Parties, tenue cette semaine à l’Auditorium Rainier III…
La responsabilité revient désormais à Isabelle Rosabrunetto, qui a souligné l’honneur et l’importance de ce rôle, compte tenu notamment de l’engagement de longue date de la Principauté en faveur de la protection du milieu marin.
L’Accord Pelagos, créé en 1999 à l’initiative de Monaco, de la France et de l’Italie, régit la gestion et la préservation d’un vaste sanctuaire marin s’étendant sur près de 90 000 km². Cette zone protégée s’étend de la péninsule de Giens au nord de la Sardaigne et du Cap Corse jusqu’à la côte toscane, formant un habitat essentiel pour divers mammifères marins, notamment les dauphins, les rorquals communs et les cachalots. Ces espèces, a-t-elle noté, sont confrontées à des pressions croissantes liées à l’activité humaine, depuis la pollution et le bruit sous-marin jusqu’aux collisions et incidents liés à la pêche.
Rosa-Brunetto a souligné la détermination de Monaco à renforcer la coopération entre les trois Etats membres tout en renforçant le contact avec les universités, les ONG, les fondations et les communautés locales. Parmi les initiatives récentes, citons le lancement du Consortium Pelagos lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans à Nice en juin dernier, un exemple de la façon dont l’Accord continue d’évoluer et d’étendre son réseau.
Elle a également rappelé au public que la protection du sanctuaire est « l’affaire de tous », invitant les citoyens, les associations et les municipalités côtières à s’engager, faire des dons, participer à des programmes éducatifs ou même devenir ambassadeurs de Pelagos.
En ce début de présidence, Monaco entend renforcer la prise de conscience de l’importance écologique du sanctuaire tout en soutenant des mesures concrètes pour assurer la survie à long terme de la vie marine méditerranéenne.
Photo de TJ Fitzsimmons