Les tensions entre le Gouvernement monégasque et le Conseil National ont éclaté mercredi soir lorsque la séance d’ouverture du débat sur le budget rectificatif a été brusquement suspendue à la suite d’un affrontement sur l’approche du Gouvernement en matière de contrôle parlementaire…
Le conflit a éclaté après que le ministre d’État Christophe Mirmand a apporté une réponse ferme au rapport de la commission des finances et de l’économie nationale, présenté par Franck Julien. Mirmand a rappelé aux conseillers que le gouvernement reçoit son orientation stratégique et son autorité du Prince Albert II, soulignant qu’il n’est pas constitutionnellement responsable devant le Conseil national.
Ces propos ont incité le président du Conseil national, Thomas Brezzo, à ajourner les débats, reportant le débat à lundi. S’exprimant lors d’une conférence de presse jeudi, Brezzo a critiqué ce qu’il a décrit comme le manque de volonté du gouvernement à s’engager dans une discussion significative. Il a fait valoir qu’on ne pouvait pas attendre des conseillers qu’ils renoncent à leurs prérogatives parlementaires, insistant sur le fait que la poursuite du débat dans de telles circonstances risquait de créer une impasse totale.
Néanmoins, Brezzo a souligné que l’objectif du Conseil restait un vote positif sur le budget supplémentaire, plutôt qu’une abstention. Les deux parties cherchent désormais à apaiser les tensions, avec une réunion privée attendue entre les deux dirigeants avant la reprise de la session de lundi.
Par ailleurs, le gouvernement a introduit une législation urgente visant à protéger Monaco-Ville de la spéculation immobilière et du réaménagement, y compris des contrôles d’urbanisme plus stricts et de nouveaux pouvoirs de préemption.
Image : Monaco Infos