La tante d’Anastasiia Berezovska, la femme identifiée par les enquêteurs comme le principal suspect de l’attentat à la bombe à Monaco visant l’homme d’affaires ukrainien Vadim Ermolaev, a insisté sur le fait que sa nièce avait été « piégée » et n’aurait jamais volontairement commis un tel acte, comme le rapporte Monaco Matin…
S’adressant à la chaîne de télévision ukrainienne Suspilne, Kateryna Krasnoperova a déclaré qu’elle pensait que l’homme de 39 ans aurait pu être manipulé, menacé ou promis une récompense. Elle a décrit Berezovska comme une mère dévouée dont la plus grande priorité était son jeune fils, suggérant qu’elle avait peut-être agi par peur pour sa propre vie ou pour la sécurité de sa famille.
Selon Monaco Matin, Berezovska avait été mariée et divorcée deux fois, lui laissant des documents d’identité officiels sous trois noms différents : Berezovska, Pylypchuk et Shevchuk. Elle a quitté l’Ukraine avec son jeune fils fin 2022 et a obtenu le statut de réfugié en Allemagne, où elle aurait vécu de l’aide sociale tout en envisageant d’inscrire son fils à l’école. Les enquêteurs affirment qu’elle a ensuite utilisé son permis de séjour allemand pour louer un appartement à Beausoleil, à proximité, avant de se rendre à Monaco avant l’explosion du 29 juin.
Des membres de la famille ont déclaré aux médias ukrainiens qu’ils n’avaient eu connaissance de son implication présumée que via les réseaux sociaux. Berezovska est brièvement retournée en Ukraine pour voir son fils avant d’être attirée à une réunion et retrouvée plus tard abattue et enterrée dans une forêt près de Kiev.
L’enquête internationale sur l’attentat de Monaco et le meurtre de Berezovska se poursuit.