L’ancien membre du Conseil national Daniel Boeri a publié un nouveau livre intitulé The Planet Needs Us, une exploration de la manière dont l’économie et la politique environnementale sont indissociables pour faire face à la crise climatique mondiale…
Les travaux arrivent alors que Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II participe au sommet COP30 à Belém, au Brésil – un événement soulignant l’urgence d’une action mondiale coordonnée contre le changement climatique.
Comme l’a expliqué Daniel Boeri à Monaco Info, son livre examine comment l’économie non seulement influence mais détermine souvent les choix environnementaux faits par les nations. « Ce n’est pas une question écologique, c’est une question de survie », a-t-il déclaré, soulignant que l’humanité « vit à crédit » depuis le 25 juillet 2025, consommant des ressources à un rythme équivalent à 1,7 planète par an. Boeri affirme que la solidarité internationale est vitale, en particulier face aux 48 pays incapables d’offrir des conditions de vie de base à leurs citoyens. Il suggère qu’au moins cinq pour cent du PIB mondial soient consacrés à l’action environnementale afin de garantir un avenir viable pour tous.
Dans sa préface, SAS le Prince Albert II salue l’approche lucide et calme de Boeri, écrivant que l’ouvrage « présente un constat lucide sans être alarmiste ». Boeri fait écho à ce sentiment, affirmant que son objectif est de « donner envie aux gens de s’impliquer, pas de les effrayer ».
La dernière section de The Planet Needs Us offre un message d’espoir. Boeri souligne les développements encourageants dans le domaine des énergies renouvelables, en particulier en Chine, qu’il décrit à la fois comme un grand pollueur et un leader dans les technologies propres telles que l’énergie solaire, éolienne et l’hydrogène. Il cite les nouvelles capacités de stockage et les projets d’infrastructures comme des signes tangibles que l’humanité apprend à concilier progrès et préservation.
En fin de compte, le message de Boeri est pragmatique et optimiste : la conscience collective, soutenue par la responsabilité économique, peut encore réorienter le cours du changement climatique.