Des dizaines de consommateurs déclarent avoir été laissés pour compte après avoir commandé des vêtements et des accessoires sur des sites Internet commercialisés sous les noms de Maisons de Monaco et Maison de Monaco…
Comme le rapporte Monaco Matin, les plaintes se multiplient depuis octobre, les clients faisant état de remboursements impayés, de livraisons manquantes, de produits jamais arrivés, arrivés incomplets ou inutilisables.
Plusieurs acheteurs déclarent avoir passé des commandes d’une valeur supérieure à 100 €, reçu des emails de confirmation, puis n’avoir plus rien entendu. D’autres affirment que les articles livrés ne ressemblaient guère à ce qui était annoncé, citant une mauvaise qualité, une taille incorrecte et de fortes odeurs chimiques. Les tentatives de contact du service client seraient restées sans réponse, tandis que certains clients affirment avoir été bloqués après avoir demandé des explications ou un remboursement.
L’utilisation du nom « Monaco » semble avoir rassuré les acheteurs, donnant l’impression d’une marque locale ou liée au luxe. Les contrôles n’ont cependant révélé aucune présence physique en Principauté malgré une adresse indiquée au Centre Commercial Métropole. Les enquêtes ont plutôt mis en évidence une structure opaque s’étendant sur plusieurs pays, avec des liens avec Chypre, les États-Unis et Samoa, ainsi qu’une tendance à l’ouverture et à la fermeture rapides de noms de domaine.
Ajoutant à la confusion, l’un des sites est accusé d’avoir copié le nom et le contenu d’une autre plateforme de marque similaire opérant depuis la Belgique. Pourtant, cette entreprise a également suscité des critiques négatives et manque de mentions légales claires, ce qui soulève de nouveaux doutes sur ses pratiques et sa légitimité.
Les sites de surveillance des consommateurs répertorient désormais les deux plateformes parmi les escroqueries en ligne suspectées. L’affaire rappelle que l’utilisation de noms de lieux prestigieux n’offre aucune garantie de fiabilité. Les acheteurs sont invités à consulter attentivement les mentions légales, à vérifier les enregistrements des entreprises et à être prudents lorsque l’empreinte numérique d’une marque soulève plus de questions que de réponses.
Photo de Kelly Sikkema