Monaco a franchi une étape significative dans la modernisation de son système de justice pénale avec l’adoption d’une législation introduisant le plaidoyer et les conventions pénales dans le droit monégasque…
Approuvée par le Conseil National le 11 juin, la réforme vise à accélérer le traitement des affaires pénales, notamment économiques et financières complexes, tout en aidant la Principauté à répondre à l’évolution des normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Comme le rapporte Monaco Matin, dans ce nouveau cadre, les procureurs pourront proposer une peine aux personnes qui reconnaissent leur responsabilité dans une infraction. Une procédure distincte s’appliquera aux entreprises et à leurs représentants, permettant de résoudre les affaires par un accord avec les procureurs sans reconnaissance formelle de culpabilité.
Les responsables gouvernementaux ont souligné que la réforme ne visait pas à créer une forme de « justice négociée », mais plutôt à fournir une réponse plus efficace dans les cas où les faits ne sont pas contestés. Les garanties restent au cœur du processus, l’approbation judiciaire étant requise, la représentation juridique garantie tout au long et les défendeurs conservant le droit de rejeter toute proposition sans préjudice.
La législation a été renforcée lors de l’examen parlementaire, notamment par la décision d’exclure les crimes du champ d’application des négociations de plaidoyer. Les partisans soutiennent que ces mesures permettront aux tribunaux de concentrer davantage de ressources sur les affaires les plus complexes, tout en renforçant l’engagement de Monaco en faveur de la transparence et du respect des règles internationales.