Un ancien salarié de Carrefour Monaco a contesté son licenciement pour faute grave devant les prud’hommes de Nice, arguant que le dossier qui lui était reproché était construit pour licencier à moindre coût un cadre historique…
Le différend porte sur des allégations de harcèlement sur le lieu de travail, qui, selon le détaillant, étaient étayées par plusieurs déclarations de témoins recueillies au cours d’une enquête interne.
Comme le rapporte Monaco Matin, l’ancien salarié rejette les accusations et affirme que l’enquête n’a été ni neutre ni équitable. Son équipe juridique fait valoir que le licenciement faisait partie d’un effort plus large lié aux tensions sur le lieu de travail et aux restructurations, tandis que Carrefour soutient qu’il avait le devoir d’agir dès que des inquiétudes ont été soulevées concernant le bien-être et le comportement du personnel au sein de l’entreprise.
L’affaire a attiré l’attention en raison de la longue expérience du demandeur et de sa visibilité passée dans le mouvement syndical monégasque. Devant le tribunal, ses avocats ont souligné un historique solide au sein de l’entreprise, tandis que les représentants de l’entreprise ont décrit une conduite qui, selon eux, avait causé de la détresse parmi ses collègues et ne pouvait être ignorée.
Le requérant conteste également les motifs de licenciement sur les plans financier et procédural, l’enjeu étant notamment l’indemnisation. Carrefour, quant à lui, insiste sur le fait que la décision a fait l’objet d’un examen approprié et qu’elle était justifiée par la gravité des allégations.
Une décision est attendue plus tard cette année. Quelle que soit l’issue, l’affaire risque d’être suivie de près à Monaco car elle touche à la protection des lieux de travail, aux enquêtes internes et à l’équilibre entre les droits des salariés et les responsabilités de l’employeur.
Image : Bibliothèque News.MC