Des fresques cachées apportent un nouvel éclairage

Une décennie de recherche et de restauration des fresques cachées du Palais Princier offre une nouvelle perspective saisissante sur l’histoire artistique et politique de Monaco…

Ouvert jeudi 19 mars par Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II en présence de la Princesse de Hanovre, le colloque Images d’une souveraineté de la Renaissance rassemble historiens, conservateurs et chercheurs pour partager les résultats de travaux entamés en 2013.

Ce qui a commencé avec la découverte de traces de pigments sur un mur des Grands Appartements est devenu un projet patrimonial majeur. Près de 600 mètres carrés de fresques de la fin de la Renaissance ont depuis été découverts, étudiés et restaurés, révélant un programme décoratif qui remodèle la compréhension du palais au XVIe siècle. Plus que simplement ornementales, les fresques sont désormais considérées comme des déclarations visuelles de la souveraineté émergente de Monaco au cours d’une période mouvementée marquée par la rivalité entre les puissances Valois et Habsbourg.

À travers des figures mythologiques comme Hercule, Ulysse, Europe et Pégase, les peintures reflètent les ambitions et les valeurs des souverains monégasques à l’époque où la forteresse médiévale se transformait en palais Renaissance. Les chercheurs pensent que les œuvres ont été fortement influencées par les cercles artistiques génois, avec des preuves pointant vers le peintre Nicolosio Granello, même si certaines questions restent ouvertes.

Les intervenants du symposium ont souligné l’importance du travail multidisciplinaire derrière le projet, combinant étude historique, matérielle et iconographique avec des méthodes de conservation hautement spécialisées. Les fresques continueront d’être accessibles au public dans des conditions de conservation soigneusement gérées, avec une exposition dédiée au palais prévue pour 2027, ainsi que d’autres publications et un livre à venir.

Images : Palais Princier IG