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S’il y a un joueur qui a vécu une année en deux mi-temps, c’est bien Mika Biereth. Dire qu’il a démarré dès son transfert du Sturm Graz à Monaco en janvier serait un euphémisme. Dans la seconde moitié de la saison dernière, le produit de l’académie d’Arsenal a inscrit 13 buts en 16 matchs de Ligue 1, renvoyant le club de la Principauté en Ligue des Champions. Mis à part les buts et leur nombre, ses six premiers mois ont également été définis par l’affinité qu’il partageait avec son partenaire d’attaque Breel Embolo, à la fois sur et en dehors du terrain.
Les deux hommes partageaient une compréhension télépathique sur le terrain et étaient inséparables en dehors. Le départ de l’attaquant suisse pour Rennes cet été a coïncidé avec un changement de fortune pour Biereth. Une pure coïncidence ? « Vous pouvez voir que nous avions une bonne connexion sur et en dehors du terrain », a déclaré Biereth en septembre. « Mais il existe d’autres bonnes relations. Il faut juste un peu de temps pour s’y habituer. »
Biereth usurpé par un autre ancien d’Arsenal ?
S’il ne s’agit que d’une période d’adaptation, elle s’avère particulièrement difficile. En 22 matchs cette saison, il n’a inscrit que quatre buts. Et les buts sont vraiment sa devise, compte tenu de son profil d’attaquant « renard dans la boîte », contrairement à Embolo, par exemple, dont la valeur se mesurait davantage à la manière dont il faisait jouer les autres, principalement Biereth.
Biereth, désormais international danois, n’est cependant pas inquiet. « Il est important de remarquer qu’avec les jeunes joueurs de football, parfois ça se passe bien et parfois moins bien. Je pense qu’en ce moment, je suis dans une de ces périodes où, en tant qu’attaquant, ça ne se passe pas au mieux (…) mais je suis mon propre plus grand critique, et je dois me regarder et continuer à m’entraîner aussi dur que possible. Je suis sûr que ces choses vont se remettre en place »,» a-t-il déclaré plus tôt cette saison.
Mais avec un autre produit de l’académie d’Arsenal, Folarin Balogun, performant, souvent comme seul attaquant, il existe désormais une concurrence importante pour une place de titulaire sous la direction de Sébastien Pocognoli. Il y a donc du travail à faire pour que Biereth reproduise ces niveaux de 2024/25. En 2026, il devra dissiper les craintes grandissantes selon lesquelles ses premiers mois au sein du club de la Principauté ne seraient qu’un feu de paille.