PROFIL | Folarin Balogun de Monaco retrouve la forme et la forme physique lors d’une année cruciale de Coupe du Monde

La saison dernière a été presque une perte totale pour Folarin Balogun. L’attaquant de l’USMNT a subi une luxation de l’épaule début octobre et il sera finalement contraint de subir une intervention chirurgicale en décembre. Il ne reviendrait que fin mars et terminerait alors la saison sur la table de soins avec une blessure à la cheville. Cela signifiait qu’il n’avait disputé que 16 matchs toutes compétitions confondues, marquant quatre buts. Cette saison était présentée comme celle où il sortirait de l’ombre de Wissam Ben Yedder, le capitaine du club, parti à l’été 2024. Lors de sa première saison à Monaco, Balogun a effectué une rotation avec Ben Yedder, affichant des chiffres peu spectaculaires (32 matchs, huit buts), surtout par rapport à sa saison explosive en prêt à Reims, où il a marqué 22 en 39.

Mais en cette année de Coupe du Monde, Balogun commence maintenant à prendre tout son sens. Il compte déjà sept buts en 19 matches, dont trois en UEFA Champions League, mais au-delà de cela, il a clairement amélioré son jeu global au cours de l’été. Il est meilleur en hold-up, il réalise de meilleurs runs, il nourrit mieux ses coéquipiers, est plus efficace dans son pressing… Ses progrès ne sont pas perdus pour le nouveau manager monégasque Sébastien Pocognoli. « Il grandit à chaque match. Il est le symbole d’un gars qui travaille pour l’équipe », a déclaré le manager de Monaco en novembre.

Balogun monte dans la hiérarchie monégasque

Il est clair que Balogun pense que les blessures l’ont freiné depuis qu’il a rejoint Monaco en 2023. « La chose la plus importante pour moi est de rester en bonne santé (…) c’est mon objectif personnel, c’est le seul objectif que j’ai. Cela me permettra d’aider l’équipe », a déclaré le produit de l’académie d’Arsenal en novembre. Selon lui, éviter les blessures sera la clé pour répondre aux attentes élevées qui accompagnaient naturellement le prix de 40 millions d’euros.

Il lui reste encore du chemin à parcourir pour répondre à ces attentes ; il le sait aussi. Mais il a clairement gagné les faveurs du nouveau manager et au milieu des difficultés de Mika Biereth, c’est peut-être la première fois que Balgoun se sent comme le premier choix, du moins dans les grands matchs. Il semble se nourrir de cette confiance. C’est une saison importante pour Balogun, pas seulement en raison de la Coupe du Monde, qui se jouera à domicile à la fin ; c’est aussi le moment d’être à la hauteur pour Monaco.