Parfum Femme : Troisième Partie

Dans ce troisième volet, Patrick Laure tourne son regard vers la religion et le désir, explorant comment l’esthétique, le pouvoir et la provocation ont longtemps façonné la manière dont la foi parle des corps, des femmes et de la responsabilité…

L’esthétique, ou la religion quand vous nous provoquez.

C’est l’un des problèmes des religions, notamment du christianisme avec ses paradoxes. C’est la place de l’esthétique, pour ne pas dire de l’érotisme, qu’offre cette religion à ses croyants. La beauté des femmes, et surtout des hommes – Jésus semblait être un bel homme, et la plupart des femmes qui gravitaient autour de lui, selon les historiens, étaient des prostituées.

Ainsi, à part le bouddhisme, où Bodhidharma est moche, grosse, peu esthétique et asexuelle, cela nous ramène au paradoxe de la religion chrétienne, où tout le monde est beau, mais l’avortement est impossible, c’est interdit, même à Monaco où la prostitution est réglementée, et pourquoi pas, le service après-vente d’Omar et Fred est inexistant.

Salvator Mundi reste le tableau le plus cher au monde. Est-ce parce que c’est chrétien ? Peut-être, mais surtout parce que Jésus est beau ; et Léonard de Vinci en est l’auteur. Son homologue féminin ? La Jocondemême si là encore la discussion reste ouverte. Peut-être est-ce un homme ? Aucun commentaire…

Lorsque nous entrons dans la basilique Saint-Pierre, nous sommes frappés par les statues subliminales d’hommes, à la beauté grecque, aux muscles et aux veines visibles, sculptées dans le marbre, aux proportions divines, mais avec un petit attribut.

Intimité respectable à peine voilée, nous tombons tous sous leur charme, mais ce sont des hommes, Dieu, Jésus, le prophète.

« Ils portent des vestes noires, ils fument des cigares, ont parfois un enfant, par hasard, et dès le soir venu, ils courent vers le néant, vers des plaisirs éphémères.« .

Où sont les femmes? chantait Patrick Juvet.

Marie-Madeleine – Prostituée, Apôtre ?

Et si l’avortement avait existé au temps de Marie-Madeleine ? Même si l’avortement était déjà pratiqué bien avant (voir le code d’Hammourabi ci-dessous).

En supposant que Marie-Madeleine ait été la maîtresse de Jésus et qu’il ait engendré un enfant avec elle, comme le suggère le Da Vinci Code de Dan Brown, qui n’est pas un best-seller pour rien, et en imaginant que la médecine de l’époque savait pratiquer l’avortement, une question mérite d’être posée.

Le clergé aurait-il refusé la demande d’avortement de Marie-Madeleine, tant elle était stressée de porter le poids d’une telle responsabilité, enfant de Jésus, fils de Dieu, ce qui n’est pas une mince affaire ?

Il est fort probable que le clergé aurait accédé à sa demande, au nom du Saint-Esprit. Marie-Madeleine était-elle plus païenne que chrétienne dans son éventuelle demande ?

Marie-Madeleine a été béatifiée par le pape François en 2016, il semblerait donc qu’elle était une vraie chrétienne, malgré les premiers jugements qui ont été portés à son sujet.

Le sexe est mentionné plus de 900 fois dans la Bible et moins de 10 fois dans le Coran. Mais le Coran promet aux hommes de foi un paradis, entourés de 12 femmes, pour les remercier de leur amour indéfectible envers Dieu tout au long de leur existence humaine.

Alors si l’avortement était nécessaire, c’est clairement dans la Bible qu’il pourrait être utile, alors que dans le Coran, le recours à l’avortement est un problème pour le paradis, ce qui nous ramène, en simples chrétiens dans l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, sur terre.

Le roi Salomon, le grand séducteur devant le Seigneur.

Le Cantique des Cantiques est attribué au grand roi Salomon, dont le pouvoir est symbolisé par ses 700 épouses et 300 concubines, soit près de 1 000 relations amoureuses.

« Qu’il m’embrasse des baisers de sa bouche !

Tes caresses valent mieux que le vin, tes parfums sont agréables à respirer, ton nom est comme une huile qui se répand, c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment !

Conduis-moi, nous courrons après toi !…

Quand le roi m’amènera dans ses appartements, nous nous réjouirons et nous réjouirons à cause de toi, nous nous souviendrons de tes caresses, qui valent mieux que le vin.

C’est avec raison qu’on vous aime !

Je suis noire, mais belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Cela ne me dérange pas si je suis bronzé : c’est le soleil qui m’a bruni. Les fils de ma mère sont en colère contre moi : ils m’ont fait cultiver les vignes, mais je n’ai pas entretenu ma propre vigne.

Dis-moi, ô toi que mon âme aime, où tu fais paître ton troupeau, où tu le fais reposer à midi ; de peur que je ne sois comme quelqu’un qui s’écarte des troupeaux de tes compagnons.

Si tu ne le sais pas, ô la plus belle d’entre les femmes, suis les traces des brebis et fais paître tes chèvres près des tentes des bergers.

Je te compare, ô mon compagnon, à ma jument parmi les chars de Pharaon.

Tes joues sont belles parmi les colliers, ton cou parmi les perles : nous te ferons des colliers d’or avec des pointes d’argent.

Pendant que le roi était dans sa cour, mon nard répandit son parfum : c’est un sachet de myrrhe, ma bien-aimée, pour moi, il repose entre mes seins ; c’est une grappe de henné, ma bien-aimée, pour moi, parmi les vignes d’Engedi.

Comme tu es belle, ma compagne ; comme tu es belle ! Tes yeux sont comme des colombes !

Comme tu es beau, ma bien-aimée, comme tu es gracieuse !

Et notre lit est vert, les poutres de nos maisons sont en cèdre, nos lambris est cyprès.

(La Bible, Cantique des Cantiques)

À la lecture du Cantique des Cantiques du roi Salomon, Michel Tournier, dans son roman « Gaspar, Melchior et Balthazar », fait dire à Balthazar : «Je suis noir, mais je suis roi« ;

Michel Audiard écrira un dialogue du type : «Il me séduit avec ses bémols, me mystifie avec ses arpèges« ;

Et Julien Clair chante : «Femmes, Je t’aime

Sur la responsabilité et les choix.

• Georges Clémenceau disait : « La guerre est une affaire trop grave pour être laissée aux militaires

Nous sommes en pleine crise du COVID-19, confinés chez nous, assignés à résidence. Dans son discours au JT de 20 heures, le président Macron a utilisé le mot «guerre» cinq fois en référence à cette crise, cette pandémie que nous traversons tous.

La bêtise de notre société, qui confine au cynisme, fait que chaque soir, le bilan quotidien des morts est décomposé entre décès à l’hôpital et décès en Ehpad, comme si nous avions l’habitude de mettre temporairement nos personnes âgées en Ehpad, comme pour dire, « Ecoute, Papy est de retour parmi nous, il est guéri, on l’a sorti de la maison de retraite

En observant ce comportement sociétal pathétique, pour paraphraser Clémenceau, je me suis dit que les pandémies sont trop importantes pour être laissées entre les mains des médecins. D’ailleurs quel médecin a retenu notre attention durant cette pandémie, si ce n’est le professeur Raoult, qui sera banni par ses pairs ?

Quant à l’autre médecin star, le Dr Martin Blachier, il a écrit un nouveau livre au titre qui fait ressembler la Grèce antique et Jean-Jacques Rousseau à du menu fretin. « Les 12 travaux d’Hippocrate, vers un nouveau contrat social« , rien de moins, publié par le CERF, 216 pages et 18 £. Sans commentaire.

La création, la vie, semble soumise à la même métaphore utilisée par Clémenceau. Il semblerait que, pour les hommes, la création de la vie soit trop importante pour être laissée entre les mains des femmes.

C’est un sujet tellement important que Dieu confiera au roi Salomon le soin de trancher cette question, après Ève et avant Marie.

Patrick LAURE
Secrétaire Particulier
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laurepatrick@wanadoo.fr

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