Monaco met en garde contre l’érosion du droit international au Conseil des droits de l’ONU et promet un soutien accru

Isabelle Berro-Amadeï s’est adressée au segment de haut niveau de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le 23 février 2026, faisant une déclaration vidéo depuis Genève dans laquelle elle a mis en garde contre les menaces croissantes qui pèsent sur l’ordre mondial fondé sur des règles.

S’exprimant en tant que ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de Monaco, elle a averti que le droit international était compromis, la coopération multilatérale affaiblie et les politiques de puissance de plus en plus normalisées entre les États. Elle a déclaré que ces tendances risquaient de déstabiliser le système international et d’éroder les protections destinées à protéger les civils.

Elle a évoqué les crises en cours à Gaza, en Ukraine, en Syrie, en Iran et au Soudan, soulignant que les populations civiles paient systématiquement le prix le plus élevé lorsque la force remplace les cadres juridiques. Elle a appelé les nations à renouveler leur engagement envers les normes internationales et la responsabilité.

Berro-Amadeï a également souligné le rôle central du conseil et a appelé à un soutien plus fort au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, annonçant que Monaco augmentera sa contribution financière volontaire à l’agence.

En conclusion de son discours, elle a réaffirmé l’engagement de la principauté en faveur du multilatéralisme, affirmant que même si la force peut vaincre, seule la loi peut construire une paix durable.

Le Conseil des droits de l’homme, un organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, est le principal forum de l’organisation dédié à la promotion et à la protection des droits de l’homme dans le monde. Sa 61e session se déroule du 23 février au 31 mars.