Les orages sur l’avion à destination de Monaco Force Bastia retournent à Paris

Un vol d’Air France de Paris à Bastia s’est transformé en une épreuve inattendue de trois heures, lorsque de graves orages et des vents violents ont forcé l’Airbus A320 à Paris-Oor-Oor après avoir tourné à plusieurs reprises au-dessus de la Riviera française…

Le vol AF4244 était parti de Paris-Oory vers 18h20 le 28 août, à destination de Bastia. Au lieu du voyage habituel d’une heure, les passagers se sont retrouvés piégés dans des turbulences alors que l’avion a rencontré des rafales allant jusqu’à 159 km / h, accompagnés de fortes pluies, de grêle et de foudre. Les conditions extrêmes ont rendu impossible toute approche dans les aéroports corseurs.

Comme l’a rapporté Monaco Matin, le suivi du radar a montré que le vol tournait au-dessus de Nice et Monaco pendant une période prolongée tandis que l’équipage attendait une opportunité d’atterrissage en toute sécurité. Plusieurs tentatives de repositionnement et d’attente de l’autorisation ont été abandonnées lorsque les conditions météorologiques n’ont pas réussi à s’améliorer. Avec le rétrécissement des marges de carburant et de sécurité, les pilotes ont décidé d’abandonner complètement l’itinéraire.

Le voyage de retour a conduit l’avion à travers Montpellier et des tournées avant de toucher Orly sans incident, plus de trois heures après son départ initial.

Les tempêtes qui ont ancré l’AF4244 ont également perturbé la circulation aérienne à travers la Corse. Les vols en provenance de Paris et de Marseille ont été confrontés à des détournements, certains sont réacheminés à Nice où les conditions ont brièvement permis des atterrissages. L’aéroport de Calvi était entièrement inutilisable alors que le temps lourd a balayé l’île.

Pour les passagers, la frustration était aiguë: après des heures de contournement et de turbulence, ils se sont retrouvés dans la capitale sans progrès vers leur destination. Ce qui aurait dû être un court houblon pour l’île de beauté est devenu un rappel épuisant de la dépendance des voyages modernes sur les éléments.

Le lendemain matin, les conditions avaient suffisamment relâché pour que la circulation aérienne reprenne, bien que Mtéo-France ait maintenu une alerte de tempête jaune en place jusqu’à samedi.

Photo d’Adam Khan