Un aperçu détaillé des habitudes des adolescents à Monaco suggère que la Principauté reste l’un des environnements les plus résilients d’Europe en matière d’addictions chez les jeunes, malgré quelques domaines qui méritent une attention continue…
Un rapport complémentaire publié par l’Institut Monégasque de la Statistique (IMSEE), basé sur l’enquête européenne ESPAD 2024, s’intéresse spécifiquement à l’ensemble des lycéens de Monaco âgés de 16 ans, tranche d’âge de référence sur tout le continent.
Comme le rapporte Monaco Matin, cette étude unique profite de la petite taille de Monaco, permettant aux chercheurs d’interroger l’ensemble de la population étudiante de cet âge plutôt que de s’appuyer sur des échantillons. Le résultat est un panorama précis et fiable des comportements liés au tabac, à l’alcool, au cannabis, aux écrans et aux jeux d’argent, comparé aux moyennes européennes.
Dans l’ensemble, Monaco se comporte bien. Seuls 26 % des jeunes de 16 ans déclarent avoir déjà fumé une cigarette, soit un chiffre bien inférieur à la moyenne européenne, tandis que le tabagisme quotidien ne s’élève qu’à 1,9 %, plaçant la Principauté parmi les pays les moins touchés d’Europe. La consommation de cannabis est également légèrement inférieure à la norme continentale et a considérablement diminué par rapport à 2019.
L’alcool présente une image plus nuancée. Si 76,1 % des étudiants déclarent avoir consommé de l’alcool au moins une fois, soit un peu au-dessus de la moyenne européenne, les comportements à risque restent rares. La consommation excessive d’alcool épisodique au cours du mois dernier ne concerne que 2,9 % des personnes interrogées, bien en deçà des niveaux observés ailleurs en Europe.
Le rapport met également en évidence une exposition relativement faible aux jeux de hasard, aux jeux problématiques et à une utilisation excessive des médias sociaux. Elle souligne cependant la popularité croissante de la cigarette électronique, désormais essayée par près de la moitié des étudiants, parfois indépendamment du tabagisme traditionnel. Rappel, notent les auteurs, que les efforts de prévention doivent continuer à évoluer parallèlement à l’évolution des habitudes.
Photo de Reza Mehrad