Le scandale de faillite éclate alors que la star Croiseères fait face à une enquête criminelle

Le tribunal de Monaco de première instance a officiellement déclaré que la star de l’agence de voyage Croiseères est en faillite, avec des passifs de 8 millions d’euros et une enquête criminelle en cours… en cours…

La décision, livrée le mardi 5 août, fait suite à des jours d’indignation croissante des passagers de croisière à travers l’Europe, dont des centaines affirment qu’ils ont été bloqués après avoir payé l’agence pour des voyages qui n’ont jamais été honorés. Le tribunal a également nommé un syndic pour enquêter sur les dossiers financiers de la société et fixer la date d’insolvabilité provisoirement jusqu’au 1er janvier 2025, comme l’a rapporté Monaco Matin.

Stefano Valentini, co-fondateur de l’agence Boulevard Des Moulins, a comparu devant le tribunal et a attribué l’effondrement financier aux frais de loyer de l’ère de la covide et aux obligations du personnel. Cependant, les juges présidents ont fortement critiqué la société pour avoir retardé son dépôt de faillite, faisant valoir que l’action fin 2024 aurait pu protéger des centaines de clients. « Vous avez essayé de sauver l’entreprise au détriment de vos clients », a déclaré l’évaluateur Thierry Deschanels, tandis que la vice-procureure générale Christine Mutiloa a confirmé le lancement d’une enquête criminelle, déclarant: « Il y aura des choses à creuser. »

La situation a créé le chaos pour les amateurs de croisière, dont beaucoup avaient déjà payé en totalité. MSC Cruises a initialement exigé de nouveaux paiements de passagers touchés, avant d’inverser partiellement sa décision et d’offrir des solutions alternatives. Pourtant, la confusion demeure, certaines cabines auraient été revendues et les clients recevant des messages mitigés. Alors que les retombées se poursuivent, les projecteurs juridiques se tournent maintenant vers les pratiques comptables de la star de Croiseères et le coût humain d’une tempête financière mal gérée.