Le Koenigsegg de Monaco « volé » par Sutil : M. JWW affirme que la véritable histoire est beaucoup moins dramatique

Une nouvelle enquête sur la disparition d’une rare Koenigsegg One:1, longtemps associée à l’ancien pilote de Formule 1 Adrian Sutil, jette le doute sur le vol largement rapporté de la voiture à Monaco plus tôt cette année. Selon la chaîne YouTube Mr JWW, le véhicule n’a peut-être jamais été volé.

La voiture en question, numéro de châssis 7108, est l’un des six exemplaires clients de la Koenigsegg One:1 jamais construits, aux côtés d’un seul prototype, ce qui en fait l’une des hypercars les plus rares au monde. Ce modèle a été la première voiture de route à atteindre un rapport puissance/poids de 1:1, une étape importante que le fondateur de Koenigsegg, Christian von Koenigsegg, a décrit, dans ses commentaires à M. JWW, comme le résultat d’années passées à réduire le poids de chaque composant de la voiture. Cet exploit a conduit Koenigsegg à créer une toute nouvelle catégorie de voiture : la « mégacar ».

Cet exemple particulier, surnommé « JC », est fini en fibre de carbone apparente avec des accents roses distinctifs, et est devenu l’un des Koenigsegg les plus reconnaissables au monde après avoir été repéré à plusieurs reprises lors du rallye routier du Koenigsegg Ghost Squadron et autour de Monaco, conduit par Sutil.

Selon les informations de M. JWW, la voiture est devenue connue dans le monde de l’hypercar sous le nom de « Sutil’s One:1 », mais les documents de propriété examinés dans le cadre de l’enquête auraient montré que Sutil n’a jamais réellement possédé la voiture. Selon ce récit, le véhicule a été revendu par son propriétaire d’origine au concessionnaire allemand de Koenigsegg, qui l’a ensuite revendu à une société de leasing appelée AIL, auprès de laquelle Sutil a loué la voiture sur une base mensuelle.

Cette distinction devient centrale dans les événements qui ont suivi. En novembre 2025, Sutil a été arrêté en Allemagne dans le cadre d’une enquête sur une fraude présumée au financement de voitures de luxe, les autorités alléguant que des véhicules de grande valeur avaient été financés à plusieurs reprises par le biais d’accords dans différents pays. Sutil nie les allégations et l’affaire reste en cours. Selon M. JWW, lors de la recherche des véhicules liés à l’affaire, les enquêteurs ont découvert que la One:1 se trouvait à Monaco, hors de leur juridiction, et que la voiture a disparu peu de temps après.

News.mc avait alors fait état d’affirmations selon lesquelles la voiture aurait été volée et éventuellement sortie clandestinement d’Europe, citant des informations ailleurs faisant état de menaces liées au groupe Wagner et d’une recherche active d’Interpol. L’enquête de M. JWW propose un récit différent, affirmant que la voiture n’a finalement pas été localisée par la police ou Interpol, mais par des journalistes allemands, qui l’auraient retracée jusqu’à un bâtiment en Bavière appartenant à AIL, la société de leasing, et auraient confirmé son identité via son numéro de châssis et ses documents.

Selon M. JWW, l’explication de la disparition de la voiture était moins dramatique qu’initialement évoquée : plutôt que d’avoir été volé, le véhicule aurait été récupéré par AIL, la société qui en détenait le titre de propriété depuis le début. L’enquête indique que l’avocat de Sutil avait qualifié la voiture de volée, sans toutefois identifier de raison claire pour cette qualification, et note que les informations faisant état d’un vol se sont largement répandues à la suite de ces commentaires.

Le récit de M. JWW poursuit en indiquant qu’après avoir été récupérée par AIL, la voiture a été vendue à un collectionneur privé, qui l’a depuis mise aux enchères. Selon les images incluses dans l’enquête, le véhicule a été vendu lors d’un concours en Allemagne, les enchères se seraient conclues à 7,5 millions d’euros avant taxes et frais locaux.

News.mc n’a pas vérifié de manière indépendante les affirmations formulées dans l’enquête de M. JWW. L’affaire de fraude d’Adrian Sutil est toujours en cours et il nie les allégations portées contre lui.

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