La Journée mondiale de la maritime, le Yacht Club de Monaco (YCM) a utilisé l’occasion pour rassembler plus de 115 capitaines de superyacht et experts de l’industrie pour la 29e édition de son forum de son capitaine, sur le thème Diriger aujourd’hui avant demain. Collectivement, les capitaines participants représentent une flotte qui s’étend sur près de cinq kilomètres – une mesure de la portée et de la responsabilité de l’industrie. Quatorze nouveaux membres ont rejoint le club des capitaines YCM cette année, signe de son influence croissante.
En ouvrant l’événement, Bernard D’Alessandri, secrétaire général du YCM et président du cluster «Yachting Monaco», a souligné le rôle du club dans l’anticipation des défis de l’industrie. « Il s’agit d’un secteur qui continue de progresser », a-t-il déclaré. «Nous avons relancé de nombreux processus en faveur de l’éco-réponse dans le yachting, et je suis très heureux de voir combien d’entre nous se mobilisent.»
La première session, modérée par Steve Monk, un ancien navigateur de la Royal Navy, s’est concentrée sur le développement professionnel continu. Les panélistes ont fait valoir que les normes internationales minimales pour la formation des marins ne sont plus suffisantes. Chris Andreason d’Edmiston a qualifié la formation en cours un «investissement stratégique», tandis que Tracey Santrian de BZ Maritime Leadership l’a conçu comme une question de professionnalisme et de prévoyance. Les conférenciers ont souligné la nécessité de parcours de carrière structurés, de mentorat et de formation améliorée pour les membres d’équipage en dehors des cadres réglementaires, en particulier dans l’hospitalité.
Le débat s’est affûté lorsqu’un capitaine expérimenté a critiqué les attitudes du propriétaire qui bloquent les opportunités de formation de l’équipage. Son intervention contondante – «vous devez former l’armateur à accepter que l’équipage peut s’entraîner» – a attiré des applaudissements, soulignant que la gouvernance et la culture sont aussi vitales que les compétences techniques.
La seconde moitié du forum a évolué vers la durabilité. Modéré par Neity Maddock, la discussion centrée sur le Sea Index®, l’outil d’analyse comparative de carbone du superyacht lancé par YCM et Credit Suisse. Nicolas Mior, directeur de l’assurance, a noté que les assureurs ajustent déjà les primes en fonction des émissions, tandis que les représentants des armateurs ont salué la clarté de l’outil pour guider les mises à niveau durables. Les locuteurs ont mis en évidence les progrès dans des matériaux plus légers, la propulsion optimisée et les lieux écologiques, avertissant que la durabilité doit s’étendre au-delà des moteurs pour englober la conception et les matériaux.
« Des mesures doivent être prises maintenant », a conclu un panéliste, capturant un consensus selon lequel les performances environnementales deviennent aussi centrales à la valeur d’un yacht que le pedigree ou la taille.
La conversation se poursuivra le mardi 14 octobre lors d’un atelier dédié à Sea Index®, où la pression pour la formation, l’innovation et la durabilité restera fermement à l’ordre du jour.