Une trentenaire originaire de Roquebrune-Cap-Martin a été condamnée à six mois de prison avec sursis à Monaco après une violente confrontation avec la police lors d’un contrôle routier…
L’affaire, entendue plus tôt cette semaine, portait sur des accusations de résistance à l’arrestation, d’insultes à des policiers et de menaces de mort, l’état psychologique de l’accusé constituant un élément clé de la procédure.
Comme le rapporte Monaco Matin, l’incident s’est produit dans la nuit du 29 au 30 mars à proximité de l’échangeur Saint-Roman, où le conducteur a été interpellé pour excès de vitesse. Incapable de fournir des documents d’assurance valides, elle a refusé de descendre de son véhicule, obligeant les policiers à intervenir. La situation a rapidement dégénéré, l’accusé luttant contre la police, proférant des insultes et des menaces, et s’en prenant physiquement. Les agents impliqués ont déclaré avoir agi conformément à la procédure, citant des craintes qu’elle pourrait tenter de s’enfuir.
Devant le tribunal, la prévenue a affirmé avoir été victime d’une force excessive, soulignant les blessures subies lors de son arrestation et confirmant qu’elle avait porté plainte. Toutefois, les magistrats ont clairement indiqué que cette allégation distincte serait examinée de manière indépendante.
Les preuves médicales présentées lors de l’audience ont indiqué que la femme souffrait de graves troubles de stress post-traumatique liés à un traumatisme passé, ce qui pourrait avoir altéré son jugement à l’époque. Même si le tribunal a reconnu ce facteur, il a jugé qu’elle restait pénalement responsable. Elle a également été interdite d’entrée à Monaco pendant deux ans et condamnée à verser des dommages et intérêts aux policiers impliqués.