Le conseil d’administration d’easyJet a accepté de recommander un projet de rachat de 5,5 milliards de livres sterling par la société d’investissement américaine Castlelake, à la suite d’une série d’offres faites ces dernières semaines.
L’offre recommandée valorise la compagnie aérienne à 690 pence par action et est soutenue par Castlelake aux côtés des partenaires d’investissement Brookfield et Goldman Sachs. Cela fait suite à quatre propositions antérieures qui ont été rejetées avant que les deux parties ne parviennent à un accord de principe sur les conditions financières.
Cette annonce présente un intérêt particulier à Monaco, car la compagnie aérienne a été fondée par l’homme d’affaires monégasque Sir Stelios Haji-Ioannou, qui reste son principal actionnaire avec une participation d’environ 15 pour cent. Sur la base du prix proposé, cette participation vaudrait environ 780 millions de livres sterling.
L’action easyJet a augmenté suite à l’annonce de l’offre recommandée, même si la transaction n’est pas encore finalisée. Castlelake a jusqu’au dimanche 3 août pour soumettre une offre officielle.
Toute acquisition doit également satisfaire aux exigences de propriété et de contrôle de l’Union européenne, qui stipulent que les compagnies aériennes de l’UE doivent rester majoritairement détenues et contrôlées par des ressortissants européens. Castlelake a indiqué son intention de respecter ces règles en travaillant avec l’ancien cadre d’easyJet Peter Bellew, de nationalité irlandaise, par le biais d’une structure d’investissement sous contrôle européen.
Ces derniers mois, le conseil d’administration d’easyJet a soutenu que la compagnie aérienne avait de solides perspectives de croissance à long terme, même si certains investisseurs avaient suggéré qu’une offre plus élevée refléterait plus fidèlement la valeur de l’entreprise.
Sir Stelios n’a pas commenté publiquement la transaction proposée ni indiqué s’il avait l’intention de soutenir l’offre.
Si l’acquisition se concrétise, easyJet passerait du statut de société cotée en bourse à celui de société privée, sous réserve de l’approbation des actionnaires et des autorisations réglementaires nécessaires.