La campagne européenne de l’AS Monaco a connu une fin tragique mercredi soir, le match nul 2-2 contre le Paris Saint-Germain n’ayant pas suffi à combler le déficit du match aller. Réduits à dix pour la deuxième fois de la confrontation, les Principautés ont refusé de céder et ont poussé les champions en titre au bord du gouffre avant de se retirer la tête haute des barrages de l’UEFA Champions League.
Mené 3-2 dès le match aller au Stade Louis-II, match dans lequel ils avaient également joué à dix pendant une mi-temps entière, Monaco est arrivé à Paris connaissant l’ampleur du défi. Les statistiques n’étaient pas de leur côté, la grande majorité des équipes s’étant imposées au match aller progressant selon le format actuel. Ce qui a suivi, cependant, a été une performance définie par l’intensité, le courage et la conviction.
Sébastien Pocognoli a installé son équipe dans un système 3-4-2-1, rétablissant Maghnes Akliouche dans le onze de départ derrière Folarin Balogun, avec à ses côtés Mamadou Coulibaly. Denis Zakaria a de nouveau rassemblé la défense, flanqué de Wout Faes et du revenant Thilo Kehrer.
Soutenu par près de 1 500 supporters itinérants, Monaco démarre avec autorité. Faes tirait de peu à côté en cinq minutes avant que Coulibaly ne gaspille une occasion en or à bout portant. La tête de Kehrer a coupé le poteau peu de temps après, soulignant la domination précoce de Monaco. Les visiteurs pressaient haut, récupéraient le ballon de manière agressive et perturbaient le rythme du PSG, Lamine Camara et Balogun forçant tous deux Matvei Safonov à agir avant la pause.
Alors que la mi-temps semblait destinée à se terminer sur un score nul et vierge, Monaco frappait. Coulibaly glissait une passe précise dans la surface, et le jour de ses 24 ans, Akliouche appliquait la touche décisive à l’aide du poteau pour donner à Monaco une avance méritée. Ce but égalise sur l’ensemble des deux matches et insuffle une véritable tension au Parc des Princes.
La dynamique a radicalement changé après le redémarrage. João Neves a menacé dès le début pour les hôtes avant que le désastre ne frappe à nouveau Monaco. Coulibaly écopait d’un deuxième carton jaune juste avant l’heure de jeu, réduisant les visiteurs à dix. En quelques minutes, le PSG a capitalisé. Marquinhos égalisait de la tête, et peu de temps après, Khvicha Kvaratskhelia se transformait à bout portant pour faire basculer l’égalité en faveur des Parisiens.
Monaco aurait facilement pu se coucher. Au lieu de cela, ils se sont regroupés. Philipp Köhn a réalisé un arrêt exceptionnel pour repousser Désiré Doué alors que le PSG cherchait à terminer la compétition, tandis que Pocognoli a introduit de nouveaux joueurs, dont Christian Mawissa, pour stabiliser l’équipe.
Puis vint une dernière poussée. Au plus profond des arrêts de jeu, Simon Adingra a lancé une contre-attaque qui s’est terminée par Jordan Teze qui a marqué l’égalisation à la 91e minute. Pendant un bref instant, l’espoir a de nouveau vacillé. Un coup franc tardif de Camara trouvait Faes dans la surface, mais sa tête dérivait de peu avant que l’arbitre ne mette un terme immédiat à la procédure.
Le match nul 2-2 de la soirée n’a pas suffi à renverser le score global, scellant l’élimination de Monaco de manière cruelle. Pourtant, la performance, jouée en grande partie à la limite et contre toute attente, a mis en valeur la résilience et l’esprit collectif d’une équipe peu disposée à se rendre tranquillement.
L’attention se tourne désormais vers les questions nationales, alors que Monaco s’apprête à reprendre sa campagne de Ligue 1 au Stade Louis-II ce week-end.