La Roca Team a battu le livre des records de l’Euroligue à Gaston Médecin, en lâchant un étonnant 125 points sur le Paris Basketball dans une éblouissante exhibition offensive qui se rejouera pendant des années. La victoire 125-104 marque le total de points le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire de l’Euroligue sans prolongation, un moment historique livré avec fanfaronnade, précision et une soirée de tirs brûlants.
Elie Okobo a dominé le spectacle avec une brillante performance digne des temps forts : 26 points, 4 rebonds, 8 passes décisives et une note d’efficacité stupéfiante de 39. Il n’était pas seul : Monaco a réussi 60 % à trois points, avec Matthew Strazel réussissant six de ses huit tentatives. Cette performance a scellé une troisième victoire consécutive en Euroligue pour l’équipe de Vassilis Spanoulis, qui se positionne fermement dans le top cinq.
Le match a commencé à un rythme effréné, les deux équipes se lançant dans le basket de transition avec un abandon presque imprudent. Monaco a été le premier à donner un sens au chaos, Daniel Theis donnant le ton sur le verre offensif tandis qu’Okobo et Strazel punissaient chaque centimètre d’espace offert par Paris. Paris a été à la hauteur de l’intensité du début, mais une fois le match organisé en sets structurés sur demi-terrain, la Roca Team a pris le contrôle total.
À la fin du premier quart-temps, Okobo a fait rugir la foule avec un sauteur en retrait pour une avance de 35-29. Le resserrement défensif de Monaco au deuxième quart-temps a créé un gouffre au tableau d’affichage ; Paris n’a réussi que deux points en cinq minutes alors que Nikola Mirotic et Strazel ont capitalisé en transition et en profondeur. Une brève poussée parisienne a réduit le déficit, mais Monaco est quand même allé à la pause 58-46.
Après la mi-temps, le calme et la confiance de Monaco n’ont fait que croître. Mike James a mené l’offensive avec un sang-froid clinique, Okobo a continué à démanteler la défense parisienne et Alpha Diallo a trouvé des espaces à plusieurs reprises alors que l’ASM a porté l’avance au-delà de 20. Paris a été contraint à des tentatives précipitées et inefficaces tandis que Monaco étouffait la peinture et contrôlait le rythme.
Dès le quatrième quart-temps, Gaston Médecin s’était transformé en stand de tir. Les deux équipes ont échangé une série absurde de huit tirs à trois points consécutifs, envoyant la foule ravie alors que le score atteignait un territoire historique. Une fois le travail accompli, Spanoulis a effectué une rotation généreuse, permettant à Yoan Makoundou et à d’autres de profiter du moment où le buzzer final a scellé une soirée qui restera gravée dans l’histoire du club et de l’Euroligue.
La victoire de Monaco 125-104 est plus qu’une déclaration ; c’est un instantané d’une équipe en pleine forme terrifiante. La Roca Team ne se contente pas de gagner : elle réécrit ce qui est possible.