Incertitude à venir alors que le MEB organise une conférence sur les perspectives mondiales pour 2026

Le Monaco Economic Board (MEB) a organisé sa conférence annuelle sur les perspectives mondiales le 10 février, accueillant l’économiste Jean-Christophe Caffet pour livrer une analyse approfondie des changements macroéconomiques de 2025 et prévoir les défis pour 2026…

Caffet, économiste en chef du groupe Coface, a présenté les principaux points à retenir de la récente conférence de Paris, couvrant des sujets tels que la politique commerciale, la mondialisation, la transition énergétique et les instabilités régionales.

L’un des thèmes centraux était l’impact mondial du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. La forte augmentation des tarifs douaniers, qui atteint désormais en moyenne 16 à 17 pour cent, a été considérée comme un coût interne supporté d’abord par les entreprises américaines et, de plus en plus, par les consommateurs. Les points chauds géopolitiques, de l’Ukraine au Pacifique, et le récent renversement de Nicolas Maduro au Venezuela, ont ajouté des couches d’imprévisibilité à l’environnement macroéconomique.

Malgré ces tensions, la croissance mondiale en 2025 s’est alignée sur les attentes, les États-Unis atteignant 2,2 %, le Royaume-Uni 1,4 % et l’Espagne surperformant à 3 %. Pourtant, Caffet a mis en garde contre une augmentation des faillites d’entreprises, en particulier aux États-Unis, où les faillites ont augmenté de 18 % au troisième trimestre 2025. Pour 2026, Coface prédit un ralentissement mondial, notamment en raison de la décélération de la croissance chinoise et de la prudence de sa politique budgétaire.

Toutefois, les marchés émergents devraient générer entre deux tiers et trois quarts de la croissance mondiale. Pour les économies européennes, les mesures de relance budgétaire anticipées par l’Allemagne pourraient apporter un léger coup de pouce.

Caffet a conclu en encourageant les entreprises à rester informées et à garantir que leurs risques sont correctement assurés, car la volatilité devrait persister en 2026. Dans un ordre mondial changeant et une complexité croissante, la vigilance et l’adaptabilité restent essentielles à la résilience économique.

Image : MEB