De la délinquance financière à la coopération internationale, Monaco détaille l’année à venir pour la justice

Le Le Secrétaire d’État à la Justice a présenté le 29 janvier sa vision 2026, offrant un aperçu détaillé de l’état actuel du système judiciaire de la Principauté et décrivant les priorités pour l’année à venir, avec un fort accent sur le renforcement, la transparence et la crédibilité internationale…

Samuel Vuelta Simon a souligné le renforcement constant des institutions judiciaires monégasques, notamment à travers la création d’une section financière dédiée au sein du Parquet. Cette nouvelle structure est conçue pour mieux traiter les dossiers complexes liés à la criminalité financière et au blanchiment d’argent, domaines qui ont connu une activité accrue ces dernières années. Il s’est également félicité de la mise en place prochaine d’une réserve judiciaire, permettant de mobiliser des magistrats retraités expérimentés lorsque les tribunaux sont confrontés à un manque de personnel ou à des pics de charge de travail.

Le Secrétaire d’État a souligné les efforts soutenus déployés par Monaco depuis deux ans et demi pour renforcer ses systèmes juridique, judiciaire et administratif en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Même si une éventuelle suppression des listes de surveillance internationales serait positive, il a souligné que le véritable objectif réside dans la garantie de l’efficacité et de la durabilité à long terme des mesures mises en œuvre.

Pour l’avenir, la présidence monégasque du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe en juin 2026 placera la coopération judiciaire fermement à l’ordre du jour, notamment dans des domaines tels que la criminalité financière, la cybercriminalité, les violences à l’égard des femmes et les droits des enfants. La présidence sera également l’occasion pour Monaco de partager son expérience et ses réformes avec les Etats partenaires.

Enfin, Samuel Vuelta Simon a souligné le rôle croissant de l’Institut Monégasque de Formation Juridique, qui soutient désormais le développement professionnel, promeut le droit monégasque à l’étranger et encourage les jeunes nationaux à poursuivre une carrière dans la justice, renforçant ainsi la qualité et l’indépendance de la justice monégasque.

Image : Rishi Jhajharia