Prise monstre : sériole géante récupérée des eaux au large de Monaco

Un pêcheur de Cagnes-sur-Mer a peut-être débarqué l’une des plus grosses sérioles jamais pêchées au large de la Côte d’Azur, près de Monaco, mais grâce à une malheureuse bizarrerie d’engin de pêche, il ne connaîtra jamais réellement le poids réel du poisson.

Selon Nice-Matinqui a réalisé l’entretien initial avec le pêcheur, la balance professionnelle de Romain Caron est plafonnée à 50 kilogrammes, et sa sériole l’a entièrement maximisée, aussi bien sur la balance standard que sur la balance professionnelle plafonnée. Sans pesée certifiée, la capture ne peut pas être officiellement homologuée, ce qui exclut toute réclamation formelle de record, quelle que soit la taille réelle du poisson.

A titre de comparaison, la Fédération française des pêcheurs en mer classe parmi ses captures de référence une sériole de 45 kilos capturée au large de Nice en septembre 2007. Le poisson de Caron semble peser au moins cinq kilos de plus, mais sans certification correspondante, les deux ne peuvent tout simplement pas être placés côte à côte.

Cette prise a clôturé un voyage qui avait commencé alors que presque rien ne se passait. Caron était parti ce matin-là avec ses amis Tristan et Guillaume à la recherche de thon, mais se heurta aux embouteillages de Monaco et arriva au bateau avec une vingtaine de minutes de retard. En sortant de sa voiture, il a alors découvert que le bas de ligne d’une de ses cannes avait été endommagé, l’obligeant à le réattacher avant que le groupe puisse enfin repartir. Il s’est avéré que le retard a joué en sa faveur, plaçant les trois hommes exactement au bon endroit une fois qu’ils ont finalement commencé à bouger.

A peine sorti du port, le groupe tombe sur un grand banc de bonites se nourrissant en surface. Tristan et Guillaume ont accroché chacun un poisson presque immédiatement à l’aide d’un jig et d’un popper. Caron a emboîté le pas, jetant un petit popper qu’il avait initialement emballé pour un voyage aux Seychelles dans une boule d’anchois à proximité. La réponse fut immédiate : une ondulation à la surface, puis une frappe violente qui engloutit le leurre en entier.

Ce qui a suivi ne ressemblait guère à un combat de thon typique. Les secousses de tête lourdes et discordantes du poisson ont finalement révélé le gibier, et lorsqu’une énorme forme pâle a finalement fait surface sous le bateau, Tristan l’a immédiatement identifiée comme étant une sériole. Guillaume s’est jeté à l’eau pour aider à le hisser à bord.

La sériole (Seriola dumerili) reste l’une des cibles les plus recherchées de la pêche sportive en Méditerranée, tant pour la lutte qu’elle livre une fois accrochée que pour la taille qu’elle peut atteindre.

Caron ne recherche aucune reconnaissance officielle pour cette prise. Comme il l’a confié à Nice-Matin, c’est probablement le poisson de sa vie, et ce souvenir en est un qu’il est heureux de garder, qu’il soit certifié ou non.

Image gracieuseté de Romain Caron