La Roca Team a encore une semaine pour sauver le statut Betclic ÉLITE

La Roca Team a bénéficié d’un nouveau sursis dans sa lutte pour rester dans la première division professionnelle de basket-ball de France, la chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball ayant reporté sa décision sur le cas du club au lundi 27 juillet, à l’issue d’une audience à Paris le lundi 20 juillet.

Ce sursis donne au triple champion de France en titre une semaine supplémentaire pour rassembler les documents supplémentaires nécessaires pour confirmer la viabilité de son projet de rachat, selon Me Le Cerf, l’avocat représentant le club. Monaco avait fait appel d’une décision du 3 juillet de la DNCCG, l’organisme de contrôle financier du basket français, qui avait empêché le club de concourir professionnellement lors de la saison 2026-2027.

Selon Nice-Matin, la DNCCG avait auparavant jugé insuffisant le soutien financier proposé par un groupe d’investisseurs connu sous le nom d’Helen Holdings, dirigé par l’ancien joueur de la NBA Jamal Mashburn, dont le projet d’investissement s’élevait à une dizaine de millions d’euros. Le média rapporte également qu’un administrateur judiciaire a évalué les dettes du club à 24 millions d’euros fin juin, un déficit de huit millions d’euros qui s’ajoutent aux 16 millions d’euros supplémentaires déjà avancés par la Société Nationale de Financement (SNF), qui a repoussé sa propre date limite de remboursement au 30 juillet pour donner aux dirigeants monégasques plus de marge pour finaliser un accord de sauvetage. Nice-Matin rapporte en outre que le club a réglé la semaine dernière sa situation avec son principal créancier, l’agence sportive BeoBasket.

Le Cerf a décrit la semaine supplémentaire comme un signal positif, déclarant aux journalistes que le club ne disposait pas seulement d’un jour ou deux pour redresser la situation, et a déclaré qu’il restait confiant que les documents de rachat pourraient être finalisés avant la date limite du 27 juillet.

Selon le récit du Cerf rapporté par Nice-Matin, l’issue repose en effet sur deux scénarios : si le rachat était validé par la Fédération, l’audience séparée du club devant le tribunal de Monaco, vendredi 31 juillet, deviendrait une formalité, puisque le tribunal ne pourrait alors déclarer la société insolvable. Si le rachat ne se concrétisait pas, l’entité commerciale cesserait d’exister, mais l’association sportive elle-même continuerait, tombant plutôt dans les divisions inférieures de la France.

Nice-Matin rapporte également que le gouvernement monégasque a manifesté sa volonté d’agir de manière décisive pour contribuer à finaliser l’accord avec Helen Holdings, citant comme preuve de cet engagement la décision de la Principauté de financer le règlement immédiat de 1,5 million d’euros d’obligations dues à la LNB et à ses agents agréés.

L’incertitude survient quelques semaines seulement après que Monaco ait réalisé un tableau sans précédent au niveau national, remportant la SuperCoupe, la Leaders Cup, la Coupe de France et le Championnat de France au cours de la même saison, une période de célébration désormais éclipsée par de sérieuses questions sur la situation financière du club et sa participation à la compétition de la saison prochaine.