Le pilote Ferrari revient au tribunal pour un accident dans le tunnel de Monaco à 190 km/h

La femme accusée d’avoir conduit une Ferrari à près de 190 km/h avant de s’écraser dans le tunnel Louis II de Monaco a comparu devant la Cour d’appel, des mois après que l’accident spectaculaire ait blessé sa fille adolescente et plusieurs usagers de la route ayant échappé de peu à de graves blessures…

Comme le rapporte Monaco Matin, l’Anglo-Chypriote de 38 ans, libérée au début du mois après avoir passé trois mois en détention sous contrôle judiciaire strict, fait appel de sa peine initiale de deux ans d’emprisonnement, dont huit mois à purger. Son équipe juridique a contesté à la fois le calcul utilisé pour estimer sa vitesse et le traitement de la procédure initiale, demandant un examen technique indépendant de la Ferrari pour déterminer si un défaut mécanique aurait pu contribuer à l’accident.

S’adressant au tribunal, la prévenue a déclaré qu’elle restait incapable d’expliquer pleinement ce qui s’était passé. Elle a déclaré aux juges qu’elle avait ressenti « quelque chose d’anormal » en appuyant sur l’accélérateur et a insisté sur le fait qu’elle n’avait jamais recherché de sensations fortes au volant auparavant. Exprimant des remords, elle a déclaré qu’elle avait honte de se présenter devant le tribunal.

Les procureurs ont rejeté toute suggestion de panne mécanique, arguant que les images de vidéosurveillance montraient le conducteur accélérant délibérément après avoir laissé la circulation se dégager. Ils ont soutenu que ses actes constituaient une négligence grave et ont renouvelé leurs appels à une peine de prison, à une longue interdiction de conduire à Monaco et à la confiscation de la Ferrari.

La défense a souligné l’absence de condamnations antérieures, l’absence d’alcool ou de drogues et les conséquences personnelles auxquelles elle est désormais confrontée, notamment un conflit en cours concernant la garde de ses enfants. La Cour d’appel a réservé son jugement jusqu’en octobre.