Sept ans de prison dans l’affaire du cambriolage à Monaco

Un Italo-Serbe de 43 ans a été condamné à sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Monaco pour une série de cambriolages perpétrés en Principauté au cours de l’été 2014, alors qu’il a fermement affirmé tout au long de l’audience qu’il n’avait jamais mis les pieds à Monaco…

Comme le rapporte Monaco Matin, le dossier du parquet s’est largement appuyé sur des preuves ADN récupérées sur de multiples scènes de crime, notamment des traces retrouvées sur un drap, un morceau de bois, un volet roulant, une baie vitrée ou encore un couteau lors de plusieurs cambriolages. Pendant des années, l’enquête a été au point mort avant qu’en 2022 une percée ne lie le profil génétique de l’accusé, qui avait entre-temps été arrêté en Suisse pour des délits similaires puis extradé vers Monaco.

Les cambriolages ont visé des propriétés haut de gamme à Monte-Carlo, notamment des appartements du Victor Palace et une villa du chemin de la Rousse, où les pertes à elles seules ont été estimées à 1,5 million d’euros. Les enquêteurs ont décrit une méthode cohérente et organisée, consistant à escalader les façades, à forcer l’entrée et à retirer des coffres-forts contenant des bijoux, des montres de luxe, des vêtements et de l’argent liquide. Aucun des objets volés n’a jamais été retrouvé.

La défense a contesté la fiabilité de l’ADN en tant que preuve décisive, arguant qu’un transfert secondaire ne pouvait être exclu et soulignant l’affirmation de l’accusé selon laquelle il travaillait à Milan à l’époque. Les témoignages d’experts ont reconnu cette possibilité, mais ont souligné la probabilité extrêmement faible d’un tel transfert généralisé entre plusieurs sites.

Les procureurs ont plutôt souligné la répétition des preuves, le nombre d’échantillons et les condamnations antérieures des accusés en Suisse et en Italie, révélant un schéma plus large d’activités criminelles.

Le tribunal l’a finalement déclaré coupable à la majorité, ordonnant son maintien en détention.