Alexandrie termine sa campagne olympique avec une audacieuse course de Super-G à Bormio

Au-dessus de Bormio, sur la pente notoirement impitoyable du Stelvio, le Monégasque Arnaud Alessandria a clôturé sa campagne olympique Milan-Cortina avec une performance de Super-G déterminée et posée qui a eu un sens bien au-delà du classement final. Terminant 30e dans l’une des disciplines de ski alpin les plus exigeantes techniquement, le skieur monégasque a livré une course définie par l’engagement et la confiance plutôt que par la prudence.

La matinée du mercredi 11 février a débuté sous une forte couverture nuageuse, avec une mauvaise visibilité laissant planer le doute sur le déroulement de la course. Le Stelvio, déjà considéré comme l’un des circuits les plus difficiles du circuit, semblait particulièrement dangereux par temps plat. Lorsque les organisateurs ont confirmé le départ, les conditions sont restées difficiles. La neige s’était ramollie et devenait de plus en plus ornière au fur et à mesure du passage des coureurs, rendant la vie particulièrement compliquée pour ceux dont les numéros de départ étaient plus tardifs. Alessandria, portant le dossard 40, a fait face à un parcours de plus en plus imprévisible.

Plus tôt dans la semaine, il avait bouclé l’épreuve de descente avec une approche prudente et mesurée, terminant juste en dehors du top 30. Cette fois, l’état d’esprit était différent. Dès le départ, Alessandria a attaqué le parcours avec plus de liberté. Il a maintenu sa vitesse dans les sections techniques, a absorbé le terrain avec maturité et a géré la surface changeante avec sang-froid. Son temps de 1:30,13 lui a assuré la 30e place – un classement parmi les 30 premiers olympiques qui a une réelle valeur dans un peloton d’élite séparé par de fines marges.

En tête de la course, le Suisse Franjo von Allmen a remporté l’or, devançant l’Américain Ryan Cochran-Siegle et son compatriote Marco Odermatt. Les conditions exigeantes ont fait plusieurs victimes de haut niveau, et plusieurs favoris n’ont pas réussi à terminer – un rappel à quel point le Stelvio peut être impitoyable.

Pour Alessandria, cependant, l’accent était mis sur l’exécution plutôt que sur les médailles. Il a ensuite expliqué que son objectif avait été de skier sans rien retenir, et qu’il sentait avoir enfin réussi à réaliser une performance pleinement engagée. Tout en reconnaissant des imperfections techniques mineures, il s’est dit satisfait d’avoir couru sans hésitation.

Pour la fédération monégasque de ski, ce résultat représente une progression au plus haut niveau du sport. En compétition contre les nations alpines dominantes du monde, Alexandrie a montré que la présence de Monaco sur la scène olympique repose sur la préparation et la confiance. Des mois d’entraînement structuré et de collaboration avec son équipe d’entraîneurs se sont traduits par une course qui reflète la croissance et l’assurance sous pression.

Il n’est peut-être pas monté sur le podium à Bormio, mais sur l’une des pistes les plus intimidantes du ski alpin, dans des conditions difficiles et sous la surveillance olympique, Arnaud Alessandria est reparti avec quelque chose de tout aussi significatif : une confiance retrouvée et un net sentiment d’élan vers l’avant.

Image gracieuseté de Stéphan Maggi – Comité olympique monégasque : Arnaud Alessandria aux côtés d’Yvette Lambin Berti, secrétaire générale de la COM, et Philippe Pasquier, président de la Fédération monégasque de ski