Des nouvelles de... Martin Djetou

Posté par bylka le 13-12-2009 à 16:40:07
 
David Trézéguet, Fabien Barthez, Ludovic Giuly, Marco Simone ou bien encore John Arne Riise... l’effectif de l’AS Monaco champion de France 2000 avait fière allure, c’est le moins que l’on puisse dire. Parmi cette liste impressionnante, Claude Puel pouvait compter dans ses rangs sur un certain Martin Djetou. Un roc en défense, successeur annoncé de Marcel Desailly.

La belle histoire de Djetou débute à Strasbourg. Né en Côte d’Ivoire, il fait ses débuts en Première Division dans le club alsacien en 1992. Il y passera 4 saisons, pour un total de 84 matches et 1 but. Au Racing, le jeune défenseur se fait une solide réputation qui attise les convoitises. Il atterrit donc à l’AS Monaco où il achèvera de devenir l’un des joueurs phares de l’Hexagone. Doté d’une puissance physique rare, il écoeure tous les attaquants de France. Un phénomène qui ne passe pas inaperçu, si bien que le jeune Djetou se voit convoquer pour les Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta. Avec Patrick Vieira, Claude Makélélé ou Sylvain Wiltord, il atteint les quarts de finale du tournoi sous les ordres de... Raymond Domenech. Mieux, son profil fait chavirer Aimé Jacquet, qui le sélectionne à 6 reprises avec les Bleus. En 1998, il fait partie de la pré-liste composée de 28 joueurs pour participer à la Coupe du Monde. En compagnie de Nicolas Anelka, Ibrahim Ba, Pierre Laigle, Lionel Létizi et Sabri Lamouchi, il n’est pas retenu dans les 22. Malgré tout, Djetou s’accroche et continue de briller sur le rocher.





La descente aux enfers

En 2001, le grand Parme décide de le recruter. Le club italien met sur la table pas moins de 13,1 M€ pour s’attacher ses services. Le rôle de l’ancien Strasbourgeois est simple : il doit succéder à Lilian Thuram, parti à la Juve... rien que ça ! La marche semble néanmoins trop grande et c’est le début de la descente aux enfers pour Djetou. Le natif d’Abidjan ne parvient pas à s’imposer et ne convainc pas. Entre blessures et problèmes d’adaptation, il est prêté à Fulham sans succès. Il atterrit ensuite à Nice où il ne laisse pas un souvenir impérissable. Après une dernière tentative outre-Manche, à Bolton, le roc revient en France dans l’anonymat. Il joue à Istres puis Schiltigheim avant de prendre sa retraite en 2007.

C’est donc dans son Alsace qui lui tient à coeur que Martin Djetou a décidé de couler des jours heureux. Venu vivre dans la petite ville répondant au doux nom de Illkirch-Graffenstaden, il est le gérant d’un salon de beauté.

Je trouve ça dommage, c'était un sacré joueur.
 
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