Après un premier quart d'heure difficile, les monégasques sont entrés timidement dans le match grâce à Douglas Maicon, auteur d'une bonne percée sur son côté de prédilection, son centre en retrait, relayé par Gapké et Meriem, permettra à Vieri d'inscrire un but logiquement refusé pour hors jeu . Sans réellement produire de jeu, l'ASM obtient un penalty, provoqué par Plasil. Penalty transformé (une fois n'est pas coutume) par Bobo Vieri. La fin de la première période ne donna rien de plus.
Alors que l'on croyait les Monégasques prêts à enflammer la seconde mi-temps pour obtenir leur qualification sans passer par la prolongation, ils se contentèrent d'essayer d'atteindre le but adverse en jouant long vers Vieri. LA constuction du jeu n'était pas le seul secteur à s'étioler en seconde mi-temps: la rigueur défensive paraissait plus flottante. Sur un corner Suisse, le marquage irréprochable des asémistes laissa au défenseur de Bâle le loisir de choisir comment propulser le ballon au fond des filets de Flavio Roma.
Guidolin tenta de forcer le cours des choses et de redonner de l'allant offensif à son équipe empruntée en lançant enfin son escouade offensive En vain, le handicap de deux buts de retard était trop considérable pour une équipe de Monaco malade. Pourtant, la rentrée de Kapo a donné un regain de dynamisme à des joueurs dépités. Face à l'indigence d'occasions, c'est même Squillaci qui tentait d'apporter le surnombre en fin de match.
Les choix de Guidolin sont de plus en plus discutables. Pourquoi avoir aligné une équipe aussi peu créative, composée en partie de joueurs suffisants, alors qu'il fallait absolument prendre le match en main? Pourquoi titularisé avec insistance le jeune Serge Gakpé, au lieu d'Olivier Kapo, ou même de Maurice-Belay? Kapo ne paye-t-il pas une sanction dans laquelle Guidolin s'obstine en dépit du besoin de talent dans cette équipe rouge et blanche? La fin de saison s'annonce bien longue pour un groupe (dirigeants compris) qui a tendance à ne pas montrer son amour pour le Rocher.