
Des paroles en l'air
Sébastien Squillaci disait avant cette rencontre que "Bâle peut devenir un déclic". Francesco Guidolin parlait "d'objectif important" à propos de cette Coupe de l'UEFA. Toutes ces paroles d'avant match sont donc restées vaines, sans effet et sans influence sur le mental des monégasques.
En effet, les joueurs du FC Bâle ont dominé ce seizième de finale aller. Il faut dire que les joueurs de Guidolin n'ont pas montré une grosse opposition. Le seul Vieri était à la pointe de l'attaque et n'a jamais était servi correctement, malgré la présence de Plasil, Gakpé et Meriem derrière l'italien. Pire, le secteur défensif a été bousculé, souvent mis en difficulté par des fautes de placement, notamment du côté de Maicon, d'où est d'ailleurs venu le but suisse.
Des pertes de balles incessantes
Les occasions de but monégasques se comptaient sur les doigts d'une main. Elles étaient en effet au nombre de trois. Trois tirs de loin de Plasil (55e), Vieri (72e) et Maicon à la 82e. C'était évidemment trop peu pour espérer repartir du Saint Jakob Park avec un bon résultat. D'autant plus que le jeu produit par les Rouge et Blanc fut indigne d'un seizième de finale de Coupe de l'UEFA : passes ratées, contrôles manqués, relances imprécises, mauvais placements, soit toute la panoplie de ce qu'il ne faut pas faire lors d'un match de football !
La malchance semble néanmoins toujours poursuivre l'ASM qui a encore perdu un joueur sur blessure. En effet, Gaël Givet est sorti à la 21e minute à la suite d'une douleur aux adducteurs. Il manquera probablement le derby de samedi, tout comme Bernardi, suspendu.
Le seul moyen de ne pas sombrer dans la crise serait de ne pas perdre ce nouveau derby contre Nice et de se qualifier jeudi prochain au Stade Louis II, en battant cette équipe de Bâle par deux buts d'écart. Une mission largement à la portée des monégasques, à condition toutefois que les joueurs y mettent de l'envie et de l'abnégation pour ne pas décevoir une fois de trop leurs supporters.