Dans le Nord, il fallait assurer sans se montrer trop frileux. Contrat à moitié rempli donc, mais le principal est fait.
Pour les lensois, la mission était simple : profiter du duel entre Paris et Toulouse pour prendre leurs distances avec la zone de relégation. Inutile de dire que les Monégasques allaient devoir lutter contre une formation motivée par l’enjeu !
Prestations en dent de scie
Si on se penche sur les prestations individuelles, on peut noter certaines disparités nettes dans l’équipe. Adriano a surnagé au milieu de terrain, Nenê a encore prouvé combien il pouvait être précieux. La défense, sans être extraordinaire, a rendu une copie très propre, tandis que Ruffier assurait son intérim dans les buts avec brio
L’animation offensive a malheureusement pêché : Meriem semblait peu concerné, démontrant encore une fois combien ses performances sont en dent de scie d’un match sur l’autre, alors que Gonzales a peu pesé. Quant à Bakar, il aurait pu tuer le match avec un minimum de réalisme. Péché de jeunesse…
A noter pas mal de maladresses aussi : en première mi-temps, Leko remet un ballon plein axe qui permet à Monterrubio d’armer une reprise de volée superbe que Ruffier détourne ; quant à Gonzales, un geste du pied mal maîtrisé et quelque peu inconscient va causer la pose de… 22 points de suture sur le crâne d’Hilton. Rythme tranquille
Les Lensois se sont montrés dangereux par intermittence, mais ont buté sur le bloc monégasque, plutôt rigoureux. On peut d’autant plus regretter qu’au cours de la seconde période, alors que l’ASM avait clairement pris l’ascendant technique, les joueurs ne soient pas allé au combat avec plus d’ardeur : à l’évidence plus grand monde ne se sent très concerné par la fin de cette saison galère.
En définitive il fallait un point, il est acquis : sauf cataclysme intersidéral, Monaco est sauvé. Pour cette saison… En tout cas, avec 44 points, le maintien est quasiment assuré, à moins que Toulouse, Paris et Lens gagnent tous les 3 leurs deux derniers matchs tandis que Monaco perd les deux siens… le scénario apparaît peu probable.
Du coup, la disparition quasi complète d’enjeu peut faire du bien au groupe monégasque : il reste deux matchs à négocier, l’esprit enfin libre. Pourra-t-on enfin espérer un peu de spectacle sur le Rocher ? On le souhaite.