Monaco est passé près d’une performance plus qu’honorable face à des marseillais ambitieux. Au final c’est une nouvelle défaite. Décryptage.
Monaco a fait preuve de caractère. Une phrase écrite trop peu souvent cette saison. Pourtant l’équipe était décimée en attaque, tandis que l’équipe marseillaise était privée de Givet et Valbuena : le match se présentait donc un peu comme un exercice de haut vol pour les deux coachs.
Du mieux et des efforts…
Malgré tout le match fut de bonne qualité. Marseille a justifié son statut de prétendant à la Ligue des Champions, mais Monaco n’a pas laissé faire, en se rebiffant en seconde période. L’équipe de la Principauté a surtout démontré plus de force mentale que son adversaire d’un soir, en revenant deux fois au score, avec à la clé un but très astucieux de Leko et une tête adroite de Gonzales pour son premier but en ligue 1.
A noter que Bakar confirme match après match, son entrée en jeu à la mi-temps n’étant pas pour rien dans le beau regain de forme monégasque. Tout ça pour perdre dans les dix dernières minutes sur une action très litigieuse…
...pas payés de retour
Mais Marseille n’a objectivement pas volé sa victoire, se procurant plus d’occasion qu’une équipe monégasque trop attentiste, surtout en première période. Comme à l’accoutumée, les buts rouge et blanc sont venus à la suite de coups de pied arrêtés : une constante du côté de monégasques peu brillants en la matière dans le jeu.
Avec un peu plus de réussite Monaco aurait pu se rassurer un peu, et faire le dernier pas vers le maintien : mais les chiffres sont accusateurs : que des défaites sur les huits matchs contre les quatres premières équipes du championnat (Lyon-Bordeaux-Marseille-Nancy, quarté dans l’ordre final ?). Et c’est une nouvelle défaite frustrante à domicile, encore une : le public n’a pas de trop des promesses de De Bontin pour fermer les yeux sur le crépuscule laborieux d’une nouvelle saison-galère. Monaco montre enfin de l’envie, mais près de huit mois trop tard.
Maintenant le travail reste à faire, à savoir assurer le maintien une bonne fois pour toute. Pourquoi pas la semaine prochaine, à Lens ? La tâche n’y sera pas aisée, mais c’est la condition pour vivre une fin de saison sereine, pour pouvoir, enfin, passer à autre chose.