Sueurs froides et quasi-sortie de route au menu d’un 32ème de finale de la Coupe de France à rebondissement
Pour ce 32ème de finale de la Coupe de France, entrée en lice des clubs de l’élite, le club de la principauté avait hérité d’un tirage pas vraiment facile, la supériorité hiérarchique s’effaçant derrière la motivation des gaillards et le désavantage du terrain. Et face à des Brestois bien plus volontaires et appliqués, les Monégasques ont failli entrer dans 2008 comme ils avaient quitté 2007 : par une piteuse défaite.
Le film du match
19ème :But de Socrier pour Brest! De Carvalho récupère le cuir puis sert Socrier au point de penalty. Celui-ci ne tremble pas et marque d'un plat du pied sur lequel Ruffier ne peut rien
33ème : c’est chaud ! Socrier contrôle le ballon dans la surface et résiste au retour de Bolivar avant de centrer en retrait pour Viale qui reprend le cuir en pleine course. Le ballon passe légèrement au-dessus de la lucarne du portier monégasque.
39ème : Quelle occasion pour les locaux ! Bourgis centre et Socrier contrôle de la poitrine puis frappe. La balle échoue sur le poteau d’un Ruffier complètement battu
66ème : Expulsion !! Le portier brestois Lachuer fait faute sur Ménez à l'entrée de la surface de réparation. M. Ruffray l’exclut
90ème :Egalisation monégasque sur le fil ! Sur une ultime attaque, Piquionne élimine un défenseur et s'engouffre dans la surface de réparation le long de la ligne de sortie de but. Son centre en retrait est un caviar que Bakar n’a plus qu’à reprendre victorieusement. Elana est battu
99ème :Monaco prend l’avantage grâce à un doublé de Bakar qui combine encore avec Piquionne (prometteur alliance ?) avant de mystifier l’arrière garde brestoise d’un contrôle opportun. Il ajuste ensuite le portier brestois d’un pointu dans le petit filet. La supériorité numérique et technique a enfin parlé 109ème : et le hat trick de Bakar pour Monaco! Sur un bon centre de Menez Bakar surgit au second poteau et n’a plus qu’à pousser le ballon dans les filets 120ème : Fin d’un match à rebondissement. C’est dur pour Brest qui a largement tenu tête aux monégasques jusqu’à l’expulsion de leur gardien et qui a longtemps cru tenir sa victoire, menant au score durant… 75 minutes !
Brest a joué sa chance à fond, et par moment on aurait pu douter de la hiérarchie théorique. Face à une équipe décimée ( Modesto, Meriem, Pérez, Nenê, Monsoreau, départ de Koller) les joueurs jouent le coup à fond et bousculent une formation monégasque apathique, Socrier ouvrant logiquement le score dès la 19ème minute.
Puis… plus rien : Monaco ne se donne pas la peine de réagir, et les Brestois manquent le coche ( poteau à la 39ème…). Il faudra attendre la 66ème et l’expulsion du gardien brestois pour une faute en dernier défenseur sur Ménez pour voir les Monégasques se dire enfin que l’égalisation ne viendra pas d’elle-même.
Mais la délivrance tant attendue ne surviendra qu’à l’entrée du temps additionnel. Car s’il y a un nom à retenir dans ce match : c’est celui de Djamel Bakar, jeune espoir entré en jeu en seconde période. C’est lui qui égalise, c’est aussi lui qui marquera deux buts de plus en prolongation. Alors certes l’exploit du triplé est à minimiser, ayant bénéficié dans les trois cas d’excellent travaux de Piquionne et Ménez, mais quand même. Nul doute que ce coup de projecteur devrait lui offrir une vitrine plus étendue en Ligue1.
Mais que penser de cette équipe incapable de s’imposer sur la durée, et qui une fois de plus a attendu son bon vouloir avant de se mettre à jouer vraiment, en étant menée au score ? Peu de choses encourageantes en vérité. Un bon point quand même pour l’abnégation et cette égalisation sur le fil.
Monaco est passé par le chas de l’aiguille, et on se console en se disant que ça aurait pu être pire : l’élimination pure et simple. N’empêche, 2008 commence mal : Monaco n’apporte toujours aucune garantie, et en attendant d’éventuels renforts, et non d’inlassables rumeurs, l’équipe se trouve fort dépourvue pour faire face aux échéances. D’autant que le tour suivant se déroulera dans un vélodrome revanchard, soit dans l’antre du finaliste malheureux de ces… deux dernières années. Il faudra élever son niveau de jeu et de maîtrise, sans quoi…