Le joueur du mois de novembre est sans constestation possible l'Ivoirien de l'ASM, Yaya Touré. Le milieu de terrain a trouvé son plein rendement et affiche toute sa classe dans l'animation du jeu monégasque. Il incarne le renouveau de l'équipe. Derrière lui, on retrouve un Flavio Roma qui continue à enchaîner les grands arrêts, tandis que Givet et Bolivar complètent le podium.
Yaya Touré: 7,3
Flavio Roma: 6,75
Gaël Givet, Bolivar: 6
Serge Gakpé: 5,625
Manu Dos Santos, François Modesto, Leandro Cufré: 5,5
Lucas Bernardi: 5,3
Jeremy Menez: 5,25
Jaroslav Plasil: 4,83
Diego Perez, Camel Meriem: 4,66
Yaya Touré est devenu l'homme fort de l'ASM. Repositionné en meneur de jeu, il donne toute la mesure de son talent. Avec deux buts et une passe décisive en novembre l’ASM lui doit d’avoir endigué la spirale des défaites. A l’image de son but contre Troyes, il allie puissance et technicité, vitesse et précision. Il a régné sur la construction du jeu monégasque et soulagé son équipe dans les temps faibles. Titulaire à sept reprises lors des huit derniers matchs, il s’est imposé comme indispensable dans l’effectif monégasque. En dépit de sa jeunesse, il est en passe de devenir l’un des cadres de l’ASM. Pourvu qu’il ne se blesse pas !
Flavio Roma poursuit sa saison dans la lignée des mois précédents : c'est-à-dire à très haut niveau. L’ASM a encaissé trois buts en quatre matchs, et a aligné pour la première fois deux matchs sans prendre de buts. Le portier monégasque, par ses arrêts de grande classe contre Nice et Lorient en particulier est en grandement responsable. L’ASM lui doit d’avoir pris plusieurs points ce mois-ci. Sur sa ligne, il est probablement l’un des meilleurs gardiens au monde à l’heure actuelle. Pourvu que Chelsea et Milan, qui cherchent un gardien, le laissent tranquille.
Givet, le capitaine courage et Bolivar sont en train de former l’une des meilleures charnières du championnat de France. Tout n’est pas parfait, mais les deux joueurs sont en train d’affiner leur complémentarité et forment un duo de très haut niveau, en dépit de petits ratés et de quelques fautes. Bolivar est en train de prendre la mesure du championnat tandis que Givet, fidèle à lui-même, ne renonce jamais. Contre Troyes, ils ont montré qu’ils pouvaient être la meilleure charnière du championnat de France.
Serge Gakpé est la nouvelle perle monégasque. Il rate le podium à cause d’un match insipide contre Nice à l’occasion du derby, mais il a plané sur les trois autres rencontres de novembre au point d’incarner le futur de l’ASM et de reléguer les cadors Koller et Di Vaio sur le banc. Le meilleur passeur du championnat a également inscrit deux buts, dont une frappe magique contre Lille. Gakpé est sur la voie des grands.
Viennent ensuite les défenseurs latéraux de l’ASM. Dos Santos est en net progrès, Modesto est toujours constant même s’il n’apprécie pas particulièrement de défendre sur les ailes, tandis que Cufré alterne le très bon et le moins satisfaisant. En dépit de moyennes correctes, les latéraux restent l’une des faiblesses de l’ASM et la faille de sa défense.
Bernardi recule encore un peu au classement. A force d’accomplir de nombreux efforts obscurs, il disparaît un peu de la construction du jeu. Toujours efficace, toujours généreux, il est simplement moins en vue. C’est cependant le joueur qui a le plus faible taux de défaite cette saison à l’ASM : avec lui, ça va toujours mieux.
Très près de lui, on retrouve Menez, qui prend progressivement ses marques. Il a joué neuf rencontres consécutives avec l’ASM. Si sa technique individuelle est brillante, il perd encore trop de ballons et n’a pas délivré autant de passes décisives qu’on l’espérait. Il fait cependant partie des hommes en lesquels Banide a confiance.
Les déceptions du mois s’appellent Plasil, Perez et Meriem. Perez paye au prix fort son expulsion stupide contre Troyes au bout d’une demi-heure : autrement, il a livré deux matchs de haut vol contre Nice et Lille. Il a mis Leko sur le banc en montrant ses progrès dans la gestion de l’agressivité et de l’engagement. Meriem et Plasil furent eux plus décevants. L’un et l’autre peinent à trouver leur place dans la construction monégasque. Ils doivent prouver que leur qualité technique peut davantage servir l’ASM. Les Monégasques pourraient devenir très dangereux s’ils retrouvent leur meilleur rendement.